Le Parlement européen a appelé jeudi à renforcer les sanctions contre le pouvoir "illégal" du président malgache auto-proclamé Andry Rajoelina, régime qui selon lui ne devrait pas être habilité à organiser les élections attendues cette année.
Dans une résolution adoptée à Strasbourg, les eurodéputés invitent les Etats membres de l'UE et le Conseil de sécurité des Nations unies "à poursuivre et élargir les sanctions contre le régime", ce qui devrait passer par une interdiction de visas pour ses principaux responsables - une mesure déjà édictée par l'Union africaine.
Le Parlement, qui "condamne les multiples violations de droits de l'homme et exactions" commises à Madagascar, a "exigé" par ailleurs la "libération immédiate de tous les prisonniers politiques" et demandé une "enquête indépendante" sur ces actes, qui devrait déboucher sur la traduction en justice des auteurs.
Le Parlement européen "refuse" enfin que "les autorités qui ont pris le pouvoir en bafouant la constitution soient habilitées à organiser" les élections que M. Rajoelina a annoncées pour cette année.
Madagascar, vaste mais pauvre île de l'océan Indien, est plongée dans une grave crise politique depuis le renversement en mars 2009 de l'ex-président Marc Ravalomanana par M. Rajoelina, alors maire d'Antananarivo, avec le soutien de l'armée.
Les partis politiques malgaches réunis cette semaine au Botswana ne sont pas parvenus à s'entendre sur un plan de sortie de crise.
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