Un civil a été tué jeudi midi dans l'enceinte du port de Mogadiscio lors d'une attaque menée par plusieurs insurgés islamistes radicaux, dont deux kamikazes, a-t-on appris auprès de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
Un précédent bilan donné à l'AFP par plusieurs témoins faisait état de deux victimes civiles.
"Plusieurs insurgés munis de pistolets, parmi lesquels deux portaient de ceintures d'explosifs, se sont infiltrés dans la zone (portuaire) et ont mené une attaque contre la communauté d'affaires travaillant sur le port", a rapporté le porte-parole de l'Amisom, le major Paddy Ankunda, précisant que les deux kamikazes avaient été mis "hors d'état de nuire".
L'Amisom accuse les insurgés islamistes radicaux shebab d'être les auteurs de cette attaque.
Un responsable des services de sécurité du gouvernement somalien, Mohamed Ibrahim, avait auparavant confirmé l'attaque: "deux kamikazes ont attaqué le port.L'un d'eux a été abattu par les forces de sécurité tandis que l'autre s'est fait exploser" à proximité de l'entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM).
La sécurité du port est assurée par les troupes du gouvernement fédéral de transition et par des hommes de l'Amisom.
"Il s'agit d'une attaque inhumaine contre des populations civiles, visant à les terroriser et à perturber le transit des marchandises.Les shebab savent que leurs jours sont comptés à Bakara (le plus grand marché de la ville) et ils tentent de mettre le commerce à genoux avant de partir", a ajouté l'Amisom.
Les shebab ont récemment subi plusieurs revers militaires dans la capitale: au prix de durs combats, les troupes pro-TFG et l'Amisom ont repris en cinq mois le contrôle de plusieurs positions clés, notamment autour du marché de Bakara contrôlé par les insurgés.
Face à cette offensive, les shebab ont fait venir des renforts à Mogadiscio pour tenter de reprendre les positions perdues et décidé de multiplier les attaques suicide, selon des sources sécuritaires régionales.
La police somalienne avait ainsi confirmé fin mai avoir eu vent de la préparation d'une série d'attentats à Mogadiscio.
Le 30 mai, deux soldats ougandais de l'Amisom ont été tués sur une de leur base du sud de Mogadiscio dans une attaque-suicide perpétrée par au moins trois assaillants.
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