Près de 7.000 jeunes du Mouvement du 20 février, qui revendique des changements politiques au Maroc, ont manifesté pacifiquement dimanche à Casablanca, au lendemain de la remise au roi Mohammed VI d'un projet de réforme qui réduit ses pouvoirs au profit du Premier ministre.
Près de la moitié des manifestants étaient des islamistes du Mouvement justice et bienfaisance, l'un des plus importants au Maroc, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Je ne suis pas islamiste et je n'appartiens pas au Mouvement du 20 février, mais j'ai décidé aujourd'hui de manifester parce que leurs slogans me parlent", a déclaré Hafed Bensouaïd, la trentaine.
"En manifestant aujourd'hui, nous voulons dire qu'on tient à la démocratie dans le cadre d'une monarchie parlementaire et à la justice sociale", ajoute M. Bensouaïd.
"Non aux constitutions octroyées", "Non au cumul du pouvoir et de la fortune", "Nous ne cèderons pas", criaient les manifestants.
Des rassemblements ont eu lieu également à Salé (près de Rabat), où plus d'un millier de personnes ont manifesté sans que la police n'intervienne.
Abdeltif Menouni, le président de la commission consultative pour la réforme de la constitution, mise en place en mars, a remis vendredi au roi Mohammed VI un projet de révision constitutionnelle qui sera soumis à référendum en juillet.
Des sources concordantes ont indiqué jeudi à l'AFP que la future constitution devrait réduire les prérogatives du roi au profit du chef du gouvernement.
Le 9 mars, Mohammed VI avait annoncé d'importantes réformes constitutionnelles prévoyant notamment le principe de séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre.
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