Le nombre de personnes déplacées dans le centre du Mozambique par le conflit politico-militaire en cours a fortement augmenté pour atteindre 5.000, a rapporté mardi la télévision mozambicaine.
Début novembre, la région accueillait 2.280 déplacés, selon l'Institut national de gestion des calamités (INGC).
Les persécutions et combats qui opposent les forces gouvernementales à la branche armée du principal parti d'opposition, la Renamo, ont aussi provoqué la fuite au Malawi voisin de 2.500 réfugiés, selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
L'INGC a ouvert cinq camps de déplacés dans la province de Manica (centre), dont deux depuis le 7 novembre.
Selon les ONG, quelques milliers de personnes seraient également hébergées dans des familles d'accueil.
"Nous vivons dans des tentes parce qu'il y a la guerre.Mon père a été tué par la guerre, donc je suis toute seule avec ma mère", a expliqué Maria Joaquim, une déplacée de 16 ans dans le camp de Vanduzi (centre), à la télévision indépendante STV.
"J'ai dû tout laisser: mes champs, mes boeufs et mes animaux", a expliqué pour sa part Rafique Calima, qui a fui avec toute sa famille."Le gouvernement nous a donné des tentes pour que nous restions ici".
Interrogé sur place par les journalistes, le directeur de l'INGC, Joao Machatine, a reconnu les piètres conditions d'hébergement des déplacés, liées selon lui au manque d'eau et de tentes, ainsi qu'aux problèmes d'hygiène.
La Renamo, l'ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), a repris les armes en 2013 pour contester la mainmise du Frelimo, parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1975.
Les rebelles mènent des attaques sur les principales routes nationales et parfois dans des villages, essentiellement dans le centre du pays, et accusent l'armée de vouloir assassiner le chef de l'opposition, Afonso Dhlakama, retranché dans les montagnes de Gorongosa (centre) depuis octobre 2015.
La crise politico-militaire s'est muée en conflit larvé depuis un pic de tension au début de l'année 2016.Des négociations entre la Renamo et le gouvernement ont repris fin mai à Maputo.
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