RD Congo: reprise timide des activités au lendemain de violences

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Kinshasa (AFP)

La circulation et l'activité ont repris très timidement à Kinshasa mercredi matin au lendemain de violences meurtrières liées au maintien au pouvoir du président congolais Joseph Kabila, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Après deux jours de ville morte, quelques rares bus et taxis roulaient, mais manquaient encore de clients.Les autocars publics ont tardé à se déployer dans la capitale de la République démocratique du Congo.

A 07H30 (06H30 GMT), heure à laquelle la mégapole de 10 millions d'habitants grouille déjà, la quasi-totalité des pompes à essence - faute d'approvisionnement la veille - et des magasins était encore fermés dans plusieurs quartiers du centre et du nord.

En l'absence des habituels embouteillages, les temps de trajet étaient pratiquement divisés par quatre pour qui trouvait un moyen de locomotion. "J'ai été obligée de prendre un wewa (taxi-moto) pour me rendre au travail", a déclaré à l'AFP Astrid Bilonda, infirmière.

Le marché Gambela, où vendeurs et acheteurs de produits agricoles en provenance de la province voisine du Kongo-Central s'activent dès 05H00, fonctionnait au ralenti.L'emblématique place Victoire, coeur de la cité, était encore désertée par la population.

Policiers et militaires restaient postés sur de nombreux carrefours de Kinshasa, où la nuit a été globalement calme.

Néanmoins des coups de feu sporadiques ont été entendus la nuit à Ngaba, commune voisine de l'Université de Kinshasa, ainsi qu'à Matete et Masina, deux communes où des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont été particulièrement violents, selon des témoins.

Des violences ont éclaté mardi à Kinshasa et dans plusieurs villes de RDC, au jour de l'échéance du mandat de M. Kabila, qui entend se maintenir au pouvoir après que l'élection présidentielle prévue cette année a été reportée à une date indéterminée.

Les autorités congolaises ont pour l'instant fait état de onze morts pour la journée de mardi, neuf à Kinshasa et deux à Lubumbashi, la deuxième ville du pays.

Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 26 personnes ont été "tuées par des forces de sécurité lors de manifestations à Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Boma" lors de cette journée. 

Des pourparlers engagés depuis le 8 décembre sous l'égide des évêques catholiques devaient reprendre mercredi.

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