Les élections législatives du 18 novembre doivent permettre de dénouer la crise politique que traverse le pays depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également.Selon le ministère de l'Administration territoriale, le recensement vise à inscrire 400.000 nouveaux électeurs qui doivent s'ajouter aux 593.000 figurant sur les listes depuis 2013, pour aboutir à près d'un million d'électeurs, sur une population d'environ 1,7 million d'habitants.Le Premier ministre Aristide Gomes a annoncé le 19 juillet la confection "urgente" de nouvelles cartes biométriques pour les législatives de 2018 et la présidentielle de 2019, selon un communiqué du Conseil des ministres publié lundi.Le PAIGC avait demandé début juillet que ces cartes soient confectionnées au Brésil "pour gagner du temps" à l'approche des législatives, dans une lettre au président de l'Assemblée nationale.Mais le président Vaz et des partis de l'opposition ont rejeté cette proposition, estimant les conditions réunies pour que ces cartes, dont le coût n'a pas été indiqué, soient fabriquées en Guinée-Bissau.En vertu de la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire.Or, le PAIGC ayant perdu la majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du principal parti d'opposition et des 15 frondeurs.Ces 15 frondeurs, exclus du PAIGC, ont annoncé fin juin avoir créé leur propre formation, baptisée Mouvement alliance pour la démocratie (Madem), pour participer aux législatives.Le pays a officiellement besoin de 3,5 millions d'euros pour organiser ce scrutin. L'Union européenne a annoncé une contribution de 2,5 millions et d'autres sont notamment attendues du Japon, de l'Italie, de la Guinée-Equatoriale et des Etats-Unis.Après plus de deux ans et demi d'impasse, un nouvel accord de sortie de crise a été conclu au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) le 14 avril à Lomé. Cet accord a abouti à la désignation d'un Premier ministre de consensus, chargé de conduire le pays aux législatives, et à la reprise des travaux du Parlement, qui s'est réuni le 19 avril pour la première fois en deux ans.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.