"Nous disons au peuple nigérien que la lutte ne fait que commencer, nous n'allons pas nous taire", a déclaré mercredi un des activistes, Ali Idrissa, devant la presse. "La prison n'a fait que réaffirmer notre conviction à continuer ce combat (...) nous sommes prêts à retourner quand ils le veulent en prison", a-t-il dit.Un autre activiste, Moussa Tchangari, a confirmé la volonté du groupe à poursuivre "la lutte" contre la loi de finances. "Notre lutte va continuer, a-t-il dit, c'est le début et si Dieu le veut nous allons vaincre".Très populaires au Niger, M. Tchangari et deux autres activistes dont M. Idrissa ont été libérés mardi de prison après avoir été condamnés à trois mois avec sursis pour "attroupement non armé" en lien avec des mouvements de contestation déclenchés en octobre 2017 contre la loi des finances 2018. Au total, ils ont purgé quatre mois de prison.Ces activistes ont "regretté le maintien en prison" d'une dizaine de leurs camarades condamnés à un an de prison dont six avec sursis.Une autre figure de la société civile, Me Abourahamane Lirwana, qui a également écopé de trois mois avec sursis devra rester en prison après avoir été condamné lundi à deux ans de prison dont un avec sursis pour "outrage à magistrat" lors du procès.Au total, 24 personnes ont comparu le 11 juillet pour "organisation et participation à une marche interdite" et "complicité de dégradations de biens publics et privés", selon leur avocats.Ils avaient été arrêtées le 25 mars après des heurts à Niamey entre les forces de l'ordre et des manifestants qui voulaient braver l'interdiction par les autorités d'une manifestation contre la loi de finances 2018. Deux autres activistes arrêtés et écroués le 15 avril dans des circonstances similaires attendent d'être jugés.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.