Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ) et Amnesty International, Amade Abubacar, qui travaille pour une radio de la région (Rádio e Televisao Comunitária Nacedje de Macomia), a été interpellé le 5 janvier par la police alors qu'il interrogeait les habitants d'un village attaqué par des islamistes.Il est détenu depuis dans une prison militaire, sans contact avec l'extérieur, selon les deux organisations."Les autorités mozambicaines doivent immédiatement libérer Amade Abubacar et cesser de censurer la couverture de l'insurrection en arrêtant et accusant les journalistes de collusion avec les islamistes", a déclaré la coordinatrice du CPJ pour l'Afrique, Angela Quintal, dans un communiqué publié mercredi.Le gouvernement "devrait plutôt essayer de comprendre les raisons de ces violences et prendre des mesures pour protéger la population", a renchéri Tigere Chagutah, un des responsables d'Amnesty pour l'Afrique australe.Depuis plus d'un an, un groupe jihadiste sème la terreur dans la province du Cabo Delgado, en multipliant les attaques meurtrières contre la population et les forces de l'ordre.Plus d'une centaine de civils ont été tués lors de ces raids et des milliers d'autres contraints de quitter leurs villages, systématiquement incendiés.Le mois dernier, un autre journaliste mozambicain, un membre d'Amnesty et leur chauffeur avaient été détenus deux jours dans le Cabo Delgado, avant d'être relâchés.Le président mozambicain Filipe Nyusi a répété à de nombreuses reprises sa détermination à "neutraliser" les islamistes. Human Rights Watch (HRW) a accusé le mois dernier les forces de sécurité de "graves violations" des droits de l'Homme.
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