"Cette agression dans un hôpital est une violation scandaleuse du droit international", a réagi Sarah Jackson, directrice adjointe de l'ONG pour l'Afrique orientale, la Corne de l'Afrique et les Grands Lacs."Des malades et des médecins à l'hôpital d'Omdurman ont été agressés, à balles réelles et avec des gaz lacrymogènes, par des membres des services de sécurité chargés de réprimer les manifestations pacifiques", a-t-elle ajouté, citée dans un communiqué d'Amnesty."Les membres des services de sécurité ont ouvert le feu dans la cour de l'hôpital avant de pénétrer dans les services d'urgence et les salles médicalisées, malmenant à la fois les malades et les médecins", selon l'ONG. "Une enquête urgente doit être diligentée à propos de cette agression ignoble et l'ensemble des membres des forces de sécurité concernés traduits devant la justice. Le gouvernement du Soudan doit également prendre des actions immédiates afin de mettre un terme à cet usage consistant à tirer sur les manifestants, et faire respecter le droit des Soudanais à la liberté d'expression", demande Amnesty.Selon l'ONG, "plus de 40 personnes" ont été tuées depuis le 19 décembre, dans le cadre du mouvement de contestation qui secoue le Soudan, en raison de la hausse du prix du pain et les pénuries. Un bilan officiel fait, lui, état de 22 morts."Plus de mille personnes ont été arrêtées", selon Amnesty.Les protestations se sont rapidement transformées en un mouvement contre le président Omar el-Béchir, qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1989.Mercredi, des centaines de manifestants ont scandé "liberté, paix et justice" et "la révolution est le choix du peuple" lors d'un nouveau rassemblement antigouvernemental à Omdurman.
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