Le secrétaire général du puissant Syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, s'est félicité vendredi de ce "dénouement heureux".Le mouvement, lancé à la rentrée d'octobre, a été suivi dans de nombreux établissements.Le syndicat accusait le gouvernement de n'avoir pas respecté l'accord qui avait mis fin en mars à une précédente grève de plus d'un mois. Cet accord prévoyait l'application d'une augmentation des salaires de 40% décidée en 2017 et l'ouverture de négociations "sur un salaire de base de tous les enseignants de huit millions de francs guinéens" (762 euros).Le gouvernement affirmait de son côté que la masse salariale dans l'Education avait plus que triplé depuis 2011, en raison de la revalorisation du salaire de base et de l'embauche de nouveaux enseignants.Le nouvel accord "permet aux élèves guinéens de reprendre le chemin de l'école dès lundi", a affirmé le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Lansana Komara.Parmi les principaux points négociés figurent le déblocage des salaires des enseignants gelés pendant les trois mois de grève, l'absence de poursuites contre les grévistes et la mise en place à partir du 21 janvier d'une commission mixte gouvernement-syndicats chargée de réviser la liste des fonctionnaires de l'Education.Les économies réalisées à l'issue de cette opération doivent permettre l'augmentation des salaires, sans augmentation de la masse salariale.Les enseignants feront également partie, avec les médecins et les magistrats, des bénéficiaires prioritaires du programme de logements sociaux du gouvernement.
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