Daniel Kaye, 30 ans, avait été payé 30.000 dollars par une tierce partie travaillant pour une entreprise de télécommunications concurrente, Cellcom. Il avait élaboré un "botnet", réseau d'ordinateurs utilisés à l'insu de leurs propriétaires pour des activités illégales, afin de lancer une attaque DDoS, consistant à rendre un serveur indisponible en le surchargeant de requêtes. Selon Lonestar, l'attaque lui a coûté des dizaines de millions de dollars. "Vous avez été payé par une entreprise concurrente pour perturber et saper les activités légitimes de Lonestar", a déclaré le juge Alexander Hugh Milne en prononçant son jugement. Il a dénoncé une "attaque cynique et motivée par l'argent". "Vous êtes un jeune homme intelligent, talentueux et doué", a poursuivi le juge en s'adressant au prévenu, un hacker autodidacte. "Cela rend d'autant plus inquiétante l'utilisation de vos compétences en vue de commettre cette cyber-attaque". En juillet 2017, Daniel Kaye avait été condamné en Allemagne à 20 mois de prison avec sursis pour "tentative de sabotage informatique". Selon la police allemande, le but de l'attaque était de prendre le contrôle de routeurs de Deutsche Telekom, devant servir à attaquer la société libérienne visée. Le groupe allemand, dont les routeurs ont été saturés par l'attaque, n'était donc pas la véritable cible du hacker britannique. Il a tout de même évalué à environ 2 millions d'euros les dégâts causés, et 1,25 million de ses clients ont été affectés à l'époque par une panne.Après sa condamnation en Allemagne, Kaye avait été extradé vers le Royaume-Uni, où il était également accusé d'avoir attaqué la banque britannique Lloyds et de l'avoir soumise à un chantage. Ces charges ont été abandonnées. mpa/lpt
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