Le procès des cinq hommes accusés d'avoir pris part à l'agression mortelle du fils du président tchadien Idriss Deby Itno, en 2007 à Courbevoie (près de Paris), a repris lundi sans le père de la victime dont la venue avait été annoncée la semaine passée.
"Le président Deby est retenu en raison d'obligations liées à sa charge.Les modifications des dates durant le procès n'ont pas permis sa venue", a expliqué à l'AFP l'avocat de la famille, Me Pierre Haik.
Le procès, qui devait débuter initialement le 23 juin devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine à Nanterre (ouest de Paris), avait finalement débuté le 28 juin après un report dû à l'indisponibilité de l'avocat d'un des accusés, Me Eric Dupont-Moretti.
Le président de la cour, Jean-Pierre Getti, avait regretté une situation "très embarrassante", critiquant l'avocat qui se plaisait "à faire la pluie et le beau temps" dans cette affaire.
Le 2 juillet 2007, Brahim Deby, âgé de 27 ans, avait été découvert agonisant dans le parking de son immeuble à Courbevoie (département des Hauts-de-Seine), le corps recouvert de poudre d'extincteur.Après avoir reçu une décharge d'un pistolet à impulsions électriques après une nuit d'ivresse et de drogue, il était mort asphyxié.
Quatre des hommes jugés sont accusés de l'avoir mortellement agressé pour le voler, sans avoir eu l'intention de le tuer.Le cinquième, poursuivi pour avoir fourni des renseignements sur ses habitudes, est jugé pour complicité.
Connu des services de police français, entre autres pour des affaires de stupéfiants, Brahim Deby avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour port d'arme et détention de drogue par le tribunal correctionnel de Paris.
Le procès doit se poursuivre lundi avec les auditions de trois accusés qui n'ont pas encore été entendus.
Le procès doit durer jusqu'au 8 juillet avec un verdict attendu jeudi ou vendredi.
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