Aux arrêts depuis deux ans, André Okombi Salissa, 56 ans, est arrivé souriant dans la salle d'audience, vêtu d'une chemise verte à rayures noires, des lunettes claires sur le visage. Dans le périmètre du palais de justice, le dispositif de sécurité avait été fortement renforcé.Cette première audience devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Brazzaville a duré moins d'une demi-heure: le tribunal a accédé à la demande du ministère public de l'ajourner sine die pour des "raisons d'Etat" sans donner plus de détails."L'attitude du ministère public ne me surprend pas. C'est l'expression franche du manque de charges à l'encontre d'André Okombi Salissa", a déclaré à l'AFP Me Yvon Eric Ibouanga de la défense. "Après 24 mois de détention et d'examen (du dossier) l'accusation qui a fixé l'audience n'est pas prête, c'est surprenant. Nous demandons simplement la célérité dans le traitement de ce dossier pour que notre client soit lavé de son honneur et recouvre toute sa liberté", a-t-il ajouté.André Okombi Salissa est accusé d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État et détention illégale d'armes et munitions de guerre. Natif de Lékana, dans les Plateaux (centre), M. Okombi Salissa a été ministre du président Denis Sassou Nguesso de façon ininterrompue entre 1997 et 2012. Il a viré à l'opposition à l'approche de la dernière présidentielle de 2016.Un autre ancien candidat malheureux à cette présidentielle, le général Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a été jugé et condamné en mai 2018 à 20 ans d'emprisonnement ferme également pour atteinte à la sécurité intérieure de l'État.Dans la même période, le général Norbert Dabira, 69 ans, ancien inspecteur des Forces armées congolaises (FAC) a été jugé et condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme pour avoir voulu renverser le régime de Brazzaville.
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