Le tribunal des flagrants délits de N'Djamena a également condamné à la même peine deux subordonnés de ce policier, l'adjudant-chef Senoussi Ahmat Ochi, qui ont directement participé à la séance de torture et a réclamé leur radiation de la police. L'avocat de la partie civile, Max Laolngar, a dit à l'AFP qu'il allait faire appel de cette condamnation qu'il estime ne pas être "suffisamment stricte". Ce cas aurait dû être jugé devant la cour criminelle pour une condamnation plus forte "de 20 à 30 ans d'emprisonnement ferme", selon lui.Dingamadji Nadjinabe, avocat du policier, a affirmé ne pas vouloir commenter une décision de justice.Le frère aîné de la victime, Djimet Hissein, a dénoncé pour sa part "la clémence" du tribunal, ainsi que la présence au procès de personnes qu'il accuse d'être proches de hauts dignitaires du régime ayant participé à la séance de torture, mais qui n'ont pas été poursuivis.Le policier condamné avait été arrêté fin décembre après la diffusion d'une vidéo sur internet largement partagée sur les réseaux sociaux montrant la victime, Oumar Hissein, attachée par les bras contre un muret, une jambe pliée et criant de douleur.Sept personnes étaient visibles sur la vidéo tournée au domicile de l'adjudant-chef Ochi, qui n'apparaissait pas sur les images.Dans un communiqué de presse, la Convention tchadienne de défense des droits de l'homme (CTDDH) s'était dite "outrée par cette barbarie" perpétrée par "un membre du sérail du pouvoir", dénonçant une pratique "devenue monnaie courante" sous le président tchdien Idriss Déby.
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