Le parquet s'est opposé à cette requête, estimant que le pasteur ne respecterait pas les termes de cette libération."S'il est reconnu coupable, il encourra probablement une longue peine de prison et c'est une incitation suffisante pour s'enfuir", a estimé le procureur Mirirai Shumba, devant la Haute Cour d'Harare.Evan Mawarire est poursuivi pour "incitation à la violence" via les réseaux sociaux et pour "subversion". Il nie les charges qui pèsent sur lui.Son avocat Tonderai Bhatasara a lui affirmé qu'"il n'y avait aucune probabilité" que son client ne s'enfuit.Le juge Tawanda Chitapi a réservé son jugement à mardi.Des manifestations ont éclaté la semaine dernière dans tout le Zimbabwe pour dénoncer l'augmentation de 150% des prix des carburants, une mesure qui a provoqué la colère d'une population épuisée par les pénuries d'essence, de nourriture et de médicaments.Des rassemblements ont dégénéré, des magasins ont été pillés et les forces de sécurité ont riposté brutalement.Trois personnes ont été tuées selon les autorités. Des ONG avancent un bilan d'au moins 12 morts.Plus de 1.100 personnes ont également été arrêtées, dont Evan Mawarire, des responsables syndicaux et des membres du parti d'opposition du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).Evan Mawariwe, porte-drapeau de la révolte antigouvernementale de 2016, avait appelé à soutenir une grève lancée la semaine dernière par le principal syndicat du pays, une grève qui s'est muée en fronde politique contre le président Emmerson Mnangagwa.
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