Aucun détail sur le contenu de l'accord obtenu n'a été encore diffusé."Le contenu sera rendu public après sa signature", selon le chef de la délégation gouvernementale de Centrafrique, Firmin Ngrebada.
Avant d'annoncer que la cérémonie de mardi aurait lieu pour "parapher" l'accord, le ministère soudanais des Affaires étrangères avait indiqué qu'il s'agissait de sa signature.
"La signature de l'accord de paix centrafricain aura lieu mardi 5 février", avait affirmé dans un message aux journalistes le porte-parole du ministère, Babikir al-Siddiq.Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra "y participera", avait-il ajouté.
Le gouvernement et la présidence de Centrafrique avaient auparavant indiqué que la cérémonie de signature aurait lieu à Bangui "dans les prochains jours", sans en préciser la date.
L'accord obtenu samedi et annoncé en début d'après-midi par le gouvernement centrafricain, devait encore être "affiné", selon Smaïl Chergui, commissaire à la Paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA) qui a supervisé les négociations.
Samedi soir, M. Chergui annonçait dans un tweet que l'accord avait été "finalisé (..) permettant au peuple centrafricain de s'inscrire sur la voie de la réconciliation, la concorde et le développement".
Un des porte-paroles des groupes armés, Igor Lamaka, avait lui aussi affirmé samedi soir qu'un "compromis" venait d'être trouvé, "au nom de l'unité, de la concorde et de la réconciliation nationale, c'est la paix qui a gagné".
Les négociations de Khartoum, lancées le 25 janvier à l'initiative de l'UA et de l'ONU, ont rassemblé les principaux chefs des groupes armés et une importante délégation gouvernementale.
D'importants points de désaccord, en particulier sur la question de l'amnistie des responsables de crimes et d'exactions, avaient entraîné jeudi une suspension des négociations.
En Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants en guerre depuis 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés en cinq ans, sans qu'aucun n'aboutisse au retour de la stabilité.
La Centrafrique, ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, est cependant riche en diamants, or et uranium.Les groupes armés, qui contrôlent de 70% à 80% du territoire, s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.
Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente en vain d'empêcher les violences.
burs-stb/jpc
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