Le Mozambique suspend sa demande d'extradition d'un ex-ministre

Infos. Le Mozambique a décidé lundi de suspendre sa demande d'extradition d'Afrique du Sud d'un ancien ministre des Finances, Manuel Chang, accusé de corruption, a annoncé la procureur général mozambicain.

Le Mozambique suspend sa demande d'extradition d'un ex-ministre
Le procureur général a retiré deux requêtes en vue de l'extradition de Manuel Chang pour son implication présumée dans un vaste scandale de corruption lié à des prêts de 2 milliards de dollars à des entreprises publiques mozambicaines.Dans un communiqué, le procureur "espère" que cette démarche permettra au ministre sud-africain de la Justice Ronald Lamola "de réexaminer" le dossier au vu de "nouveaux arguments transmis par les canaux appropriés".Manuel Chang, qui a été ministre des Finances de 2005 à 2015, est détenu en Afrique du Sud depuis décembre 2018, accusé d'avoir perçu plusieurs millions de dollars de pots-de-vin en marge de cette affaire de prêts de 2 milliards.Les Etats-Unis, qui affirment que des investisseurs américains auraient été lésés par ces montages, et le Mozambique demandent son extradition.En mai 2019, le ministre sud-africain de la Justice, Michael Masutha, avait décidé, avant de quitter son poste, de donner raison à Maputo et de renvoyer Manuel Chang au Mozambique.Mais en juillet, son successeur, Ronald Lamola, était revenu sur cette décision, semblant ouvrir la voie à une extradition vers les Etats-Unis.La décision de l'envoyer au Mozambique ou aux Etats-Unis "relève de l'actuel ministre" sud-africain de la Justice, avait estime en novembre la Haute Cour de Johannesburg.Ronald Lamola avait justifié sa décision de ne pas extrader Manuel Chang vers le Mozambique parle fait qu'il y bénéficiait d'une immunité et n'y avait été inculpé d'aucun crime.Cette affaire de prêts frauduleux, dite de la "dette cachée" et révélée en 2016, a précipité le Mozambique, l'un des pays les plus pauvres au monde, dans la pire crise financière de son histoire.Elle embarrasse son actuel président Filipe Nyusi, ministre de la Défense à l'époque des faits.Un homme d'affaires libanais, Jean Boustani, présenté comme le "cerveau" de l'opération, est actuellement jugé aux Etats-Unis.

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