"Cette suspension de la grève décidée aujourd'hui est un acte de bonne foi pour permettre la poursuite des négociations avec l'exécutif, qui est appelé à appliquer le tableau barémique tel que transmis par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM)", a déclaré à l'AFP Edmond Isofa, président du Syndicat national des magistrats (Synamag)."On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. D'un côté réformer la justice pour lutter contre la corruption et de l'autre laisser les magistrats vivre dans la précarité alors qu'ils sont censés disposer des moyens pour mener convenablement cette lutte", a-t-ajouté, indiquant que le travail reprendrait dès mardi dans les tribunaux.En juillet, le CSM avait transmis au gouvernement des propositions de salaire et avantages spécifiques à payer à chaque magistrat congolais. Sans effet.En RDC, de nombreux justiciables et des organisations de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement la justice d'être corrompue et lente.Le président Félix Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption un de ses objectifs majeurs. En 2018, son prédécesseur Joseph Kabila avait révoqué 250 magistrats accusés de corruption.La RDC occupe la 168e place sur 180 pays dans l'indice de perception de la corruption établi par l'ONG Transparency international, dans un rapport rendu public fin janvier.
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