Les 11.000 doses de vaccins Merck annoncées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) devaient être réceptionnées dimanche après-midi à l'aéroport de Conakry, avant d'être acheminées par avion à Nzérékoré, chef-lieu de la région de Guinée forestière, avaient indiqué les autorités sanitaires guinéennes.C'est dans cette région du Sud-Est de la Guinée, voisine de la Sierra Leone, du Liberia et de la Côte d'Ivoire qu'Ebola a récemment fait cinq morts, première résurgence en Afrique de l'Ouest depuis l'épidémie de 2013-2016 qui avait causé plus de 11.300 décès principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.L'avion est parti dimanche matin de Genève pour "une heure d'arrivée (à Conakry) prévue pour 15H27 (locales et GMT) mais à cause des brouillards, (il) n'a pas pu atterrir", a déclaré dimanche à la presse le patron de l'agence sanitaire guinéenne (ANSS), le Dr Sakoba Keïta.L'appareil a "continué sur Dakar" et "va retourner à Conakry demain matin" lundi si les conditions sont favorables. "Nous préférons prendre plus de sécurité et reporter le lancement de la vaccination pour mardi à Gouecké (près de Nzérékoré) et à Conakry", a dit M. Sakoba. La capitale guinéenne est envahie depuis trois jours par un brouillard causé par l'harmattan, un vent chargé de poussière, a constaté un journaliste de l'AFP. A cause de ce mauvais temps, "les vols au départ et l'arrivée (à Conakry) sont annulés jusqu'à nouvel ordre", a déclaré dimanche à l'AFP un responsable guinéen.En plus des vaccins attendus de l'OMS, "plus de 8.500 doses supplémentaires seront acheminées des Etats-Unis, ce qui portera leur nombre à 20.000", avait indiqué l'OMS dans un communiqué."Une équipe d'une trentaine de personnes a été mobilisée et est prête à commencer la vaccination dès que les vaccins seront arrivés", selon le communiqué.Le virus Ebola se transmet à l'homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées.Les Etats-Unis ont averti mardi que, malgré la pandémie de Covid-19, le monde ne pouvait "se permettre de détourner le regard" après l'apparition de cas d'Ebola en Guinée, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC).Le 7 février, le ministre congolais de la Santé a annoncé la résurgence de la maladie dans la province du Nord-Kivu (Est). Depuis, quatre cas, des femmes, ont été enregistrés, dont deux décès."Jusqu'à présent, près de 70 personnes ont déjà été vaccinées" dans cette région de RDC, grâce aux quelque 8.000 doses de vaccins encore disponibles après la fin officielle, annoncée le 18 novembre 2020, de la 11e épidémie dans ce pays, qui a causé le mort de 55 personnes sur 130 cas recensés, a indiqué l'OMS dans son communiqué.
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