A l'issue de la réunion présidée mardi par le chef de l'État Félix Tshisekedi, il a été décidé que "tous les diplomates présents sur le territoire national sont désormais obligés de signaler tout déplacement à l'intérieur du pays auprès du gouvernement", a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.Les diplomates "doivent absolument informer le ministère des Affaires étrangères" avant tout déplacement et "se signaler" aux responsables locaux à leur arrivée dans une entité, a déclaré la cheffe de la diplomatie congolaise Marie-Thérèse Tumba Nzeza à la télévision d'État, RTNC.L'ambassadeur italien Luca Attanasio, 43 ans, est décédé après avoir été blessé par balles lorsque le convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans lequel il circulait a été pris dans une embuscade dans la province du Nord-Kivu (est), près de la frontière avec le Rwanda. Son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Iacovacci, 30 ans, et un chauffeur congolais du PAM, Mustafa (BIEN Mustafa) Baguma Milambo, 56 ans, ont aussi été tués."L'objet de sa mission était en fait double: rencontre consulaire de ressortissants italiens vivant à Goma et visite de projets de terrain du Programme Alimentaire Mondial #PAM (nutrition, cantines scolaires)", a affirmé mercredi l'ambassadeur de l'Union Européenne en RDC, Jean-Marc Chataigner, sur le réseau Linkedin."Il est tout à fait normal pour un ambassadeur de visiter des projets du PAM/WFP (je l'ai fait à de très nombreuses reprises tout au long de ma carrière) qui vient d'être récompensé en 2020 du prix Nobel de la paix", a-t-il poursuivi.L'ambassadeur de l'UE a dénoncé "plusieurs publications sur Facebook et Twitter (qui) tentent de ternir" l'image de l'ambassadeur italien "en expliquant que le but de sa visite au Nord-Kivu aurait été principalement motivé par des intérêts miniers".M. Chataigner a dénoncé ces "fakenews" en rappelant que "l'Italie n'a aucune entreprise dans le secteur minier en RDC".Les corps des deux diplomates ont été rapatriés mardi à Rome. M. Baguma Milambo, père de 4 enfants et ancien employé au Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a été inhumé le même jour à Goma, capitale du Nord-Kivu. L'Italie a demandé mercredi à l'ONU l'ouverture d'une enquête et des "réponses claires" après ce drame."Nous avons formellement demandé au PAM et à l'ONU l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur ce qui s'est passé, les raisons justifiant le dispositif de sécurité mis en place et à qui incombe la responsabilité de ces décisions", a déclaré Luigi Di Maio devant les députés italiens.La province troublée du Nord-Kivu est considérée comme une des zones les plus dangereuses de la RDC, à la lisière du parc national des Virunga. Selon des responsables humanitaires, la route sur laquelle circulait le convoi ne nécessitait toutefois pas d'escorte.
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