Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont inondés de vidéos montrant Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Bello », en pleines relations sexuelles dans son bureau au ministère des Finances. Directeur de l’Agence nationale d'investigation financière (ANIF), Ebang Engonga est un personnage influent et apparenté à la famille présidentielle, puisqu'il est le fils de de Baltasar Engonga Edjo'o, président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et neveu du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, comme le relatent nos confrères de Jeune Afrique. Les vidéos, qui le montrent avec les épouses et filles de hauts responsables du régime, ont fait l’effet d’une bombe dans ce pays très fermé, où de telles affaires sont rares.
Un usage controversé des moyens de l’État
Outre l’aspect sexuel de l’affaire, les révélations suggèrent que Ebang Engonga a détourné des équipements de surveillance de son bureau pour enregistrer méthodiquement ses rencontres. Ce système sophistiqué d'enregistrements réguliers soulève des inquiétudes quant à l’usage des moyens publics et à la moralité de Bello. Au-delà du scandale personnel, ce sont les ressources de l’État qui semblent avoir été détournées à des fins privées, un fait qui attise la colère populaire.
Tensions politiques et mesures du gouvernement
Face à l’ampleur des révélations, les autorités ont décidé de réagir. Le vice-président, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a ordonné la suspension des fonctionnaires ayant eu des relations sexuelles dans les bureaux publics. Par ailleurs, une mesure visant à réduire le flux internet dans le pays a été instaurée, probablement pour limiter la propagation des vidéos. Ce contrôle accru des communications ne fait qu’ajouter à la méfiance de la population, qui redoute une manipulation par le gouvernement.
Conséquences sanitaires et poursuites judiciaires
Le procureur général de la République, Anatolio Nzang Nguema, a également annoncé une enquête sanitaire pour déterminer si Baltasar Ebang Engonga aurait sciemment transmis des maladies sexuellement transmissibles. Si cela est avéré, il pourrait être poursuivi pour atteinte à la santé publique, une infraction sévèrement punie en Guinée équatoriale. La procédure judiciaire se poursuit et pourrait révéler de nouveaux éléments compromettants.
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