"J'ai reçu aujourd'hui (jeudi) du président Emmanuel Macron une lettre dans laquelle il reconnaît que c'était un massacre, de façon très claire, sans ambiguïté sur les termes", a déclaré Bassirou Diomaye Faye au palais présidentiel à Dakar. "La France a reconnu ce massacre comme elle ne l'a jamais fait", a-t-il dit.
Le mot “massacre” est utilisé pour la première fois dans un courrier officiel par un président français. Dans la lettre, Emmanuel Macron estime que "la France se doit de reconnaitre que ce jour-là, la confrontation de militaires et de tirailleurs qui exigeaient que soit versé l’entièreté de leur solde légitime, a déclenché un enchaînement de faits ayant abouti à un massacre" affirme t-il. Emmmanuel Macron dit "regretter" de ne pouvoir prendre part aux commémorations de dimanche où la France sera représentée par son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Il insiste sur la poursuite par la France de la coopération avec les historiens et les chercheurs sénégalais pour établir les faits.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a salué « un pas consistant qui doit ouvrir la porte à une collaboration pour la manifestation de la vérité sur ce douloureux événement », affirmant que cela "doit ouvrir la porte à une collaboration parfaite pour la manifestation de toute la vérité sur ce douloureux évènement".
Le 1er décembre 1944, dans le camp militaire de Thiaroye, en périphérie de Dakar, l’armée française a ouvert le feu sur des tirailleurs qui réclamaient le paiement de leurs arriérés de soldes. Le bilan officiel de l'armée, de 35 à 70 morts, est contesté par les historiens, qui l'estiment à plusieurs centaines.
Avec AFP
Ecoutez le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye
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