Les Santoméens aux urnes pour choisir un président

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SAO TOME (AFP) - (AFP)

Le scrutin présidentiel devant désigner un successeur à Fradique de Menezes à la tête de cet archipel figurant parmi les pays les plus pauvres de la planète, s'est terminé dimanche soir, alors que trois villages ayant boycotté l'élection devront voter mercredi.

"Le vote est terminé dans toutes les assemblées (locales)", a affirmé Victor Correia, président de la Commission électorale, qui a précisé que des premiers résultats seraient "probablement" connus à partir de 1h du matin dans la nuit de dimanche à lundi.

92.000 des 200.000 Santoméens étaient appelés à voter.Parmi les 92.000 environ 9.000 votaient à l'étranger et notamment 3.500 en Angola, principal partenaire commercial, et 3.500 au Portugal, l'ancienne puissance coloniale.

Trois villages de Sao Tomé ont boycotté l'élection pour protester contre des problèmes de vie quotidienne.Le scrutin serait donc à nouveau organisé mercredi dans les communes de Santa-Catarina (un village de 2 à 300 habitants située sur la façade ouest au pied du mont Sao Tomé), Capela (2000 habitants, centre) et Milagrosa (500 habitants, centre).

A Santa Catarina, accessible par une seule route qui passe par le nord de l'île, les habitants ont mis des pierres sur la route pour empêcher la commission électorale d'accéder au village et ouvrir le bureau de vote.Ils se plaignent de l'absence de réseau téléphonique, ainsi que de signal radio et de télévision, selon la radio nationale santoméenne.

De même source, à Capela, un piquet a été dressé devant le bureau de vote pour protester contre l'absence d'eau courante dans ce village, en banlieue de Trindade la deuxième ville du pays.Les villageois avaient déjà perturbé le vote lors des législatives d'août 2010 pour les mêmes raisons.

A Milagrosa, les habitants qui travaillent majoritairement pour une exploitation agricole réclament eux aussi l'eau courante.

Environ 200 policiers soutenus par l'armée ont été déployés dans l'archipel pour surveiller les opérations de vote, a annoncé la télévision nationale.

L'ancien dictateur Manuel Pinto da Costa, qui a dirigé Sao Tomé d'une main de fer pendant 15 ans sous l'ère du parti unique jusqu'en 1990, part favori.Héros de la lutte pour l'indépendance arraché au Portugal, pays qui reste aujourd'hui l'un des principaux partenaires commerciaux de l'archipel.

Manuel Pinto de Costa a déjà tenté vainement sa chance dans les urnes à deux reprises en 1996 et 20O1.

Il a fait de la lutte contre la corruption son principal cheval de bataille tout en incarnant la stabilité dans un pays qui a connu 18 Premiers ministres depuis l'avènement de la démocratie en 1990.

Neuf autres candidats sont en lice mais ses principaux outsiders seront l'ancien journaliste, aujourd'hui homme d'affaire prospère Aurelio Martins, candidat officiel du Mouvement de Libération de Sao Tome et Principe (MLSTP) dont Pinto Da Costa est un des fondateurs, l'ancienne Premier ministre Maria das Neves, et Elsa Pinto, la première femme ministre de la Défense.

Autre candidat en vue : Evaristo Carvalho, 70 ans, deux fois Premier ministre et actuel président de l'Assemblée nationale qui défend les couleurs de l'Action démocratique indépendante (ADI) le parti du Premier ministre Patrice Trovoada, vainqueur des législatives d'août 2010.

En l'absence de majorité absolue, les deux candidats ayant le plus de voix disputeront un deuxième tour dimanche 24 juillet.

L'archipel vit une crise financière presque permanente et son budget est alimenté à 80% grâce à l'aide.C'est l'un des rares pays du golfe de Guinée à ne pas avoir encore exploité du pétrole, mais des sources économiques et diplomatiques estiment que la production de premiers barils de brut est pour 2014.

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