Le tribunal de grande instance de Ouagadougou, au Burkina Faso, a rendu mardi 25 février son verdict concernant la double attaque jihadiste du 2 mars 2018, qui a fait huit morts et 85 blessés. Trois accusés ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour "actes terroristes", "complicité d’assassinats" et "complicité de tentative d’assassinats". Ils ont reconnu leur appartenance au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda.
Des peines de 10 à 21 ans pour d’autres accusés
En plus des trois condamnations à vie, le tribunal a infligé des peines allant de 10 à 21 ans de prison à trois autres accusés, notamment pour financement des activités du groupe et un soutien logistique. Deux prévenus ont été relaxés au bénéfice du doute.
Une attaque meurtrière en plein cœur de la capitale
Le 2 mars 2018, des jihadistes ont mené une double attaque coordonnée contre l’état-major des armées burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou. L’assaut a coûté la vie à huit militaires burkinabè et blessé 85 personnes. Les forces de sécurité avaient abattu huit assaillants lors de l’attaque.
Un pays en proie à la violence terroriste
Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à des attaques djihadistes. Ces violences ont fait plus de 26 000 morts et près de deux millions de déplacés. Le pays est sous le contrôle d’une junte militaire depuis septembre 2022, dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré.
Avec AFP.
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