Le Maroc affronte des défis climatiques et économiques
"Notre pays affronte des défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle du cheptel", a déclaré le roi Mohamed VI dans un discours lu par le ministre des Affaires religieuses mercredi à la télévision publique. Tout en se disant conscient de l'importance de cette fête sur les plans religieux, familiaux et sociaux, le roi a appelé son "peuple à s'abstenir d'accomplir le rite du sacrifice de l'Aïd de cette année", pour la première fois depuis 1996. Selon le roi, "son accomplissement dans ces conditions difficiles est susceptible de porter préjudice" à une grande partie des habitants du pays, "particulièrement ceux à revenu limité".
🇲🇦🐑|Aid El Kébir : rituel du sacrifice est annulé sous ordre de Amir Al Mouminine
— Moroccan History 🇲🇦۞ (@MoroccanSories) February 26, 2025
SM le Roi Mohamed VI, Amir Al-Mouminine, appelle à ne pas réaliser le rituel du sacrifice de l'Aid El Kébir en cause la baisse significative du cheptel national causée par une sécheresse qui dure… pic.twitter.com/qCaAgSGkiJ
Le Maroc fait face à sa septième année consécutive de sécheresse
Cela a entraîné une diminution du cheptel de 38% sur un an, à cause notamment d'un déficit pluviométrique de 53% par rapport à la moyenne des 30 dernières années, selon le ministère de l'Agriculture. Il s'agit de la pire sécheresse depuis le début des années 1980.La diminution du nombre de têtes de bétail a provoqué une flambée des prix de la viande rouge, le gouvernement subventionnant les importateurs mais pas directement ce produit, ce qui lui a attiré de fortes critiques. Le kilo de viande rouge se vend autour de 11 ou 12 euros à Casablanca ce qui représente un budget énorme pour les plus démunis, face à un salaire minimum d'environ 290 euros mensuels.
L'Aïd Al Adha, fête très populaire au Maroc comme dans tout le monde arabe, suit d'environ deux mois l'Aïd El Fitr qui marque la fin du mois de jeûne de ramadan, prévu pour démarrer en fin de semaine prochaine jusqu'aux environs du 30 mars.
Dans son message, le roi dont le statut de "commandeur des croyants" lui confère l'autorité exclusive sur les affaires religieuses, a rappelé que la fête du sacrifice n'est pas l'un des cinq piliers de l'islam mais "une sounna", ensemble de normes et traditions reconnues. Le roi Hassan II avait pris une décision similaire pour les mêmes raisons en 1996.
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