Une provocation pour Alger
Dénonçant une "visite irresponsable, provocatrice et ostentatoire, le bureau du Conseil de la Nation, sous la présidence de Salah Goudjil, annonce la suspension immédiate de ses relations avec le Sénat de la République française, y compris le protocole de coopération parlementaire signé le 8 septembre 2015", a annoncé le Conseil dans un communiqué. "Dans une dérive d'une extrême gravité, reflétant la montée de l'extrême droite française et sa domination sur la scène politique, le président du Sénat français a effectué une visite dans la ville de Laâyoune occupée", a dénoncé le Sénat algérien.
Selon le Conseil de la nation, il s'agit d'un "acte inacceptable qui méprise la légitimité internationale et s'oppose aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies". Il s'est étonné au passage d'une telle décision de la part de la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, "censé défendre le droit des peuples colonisés à l'autodétermination plutôt que de tenter de les annuler et de les nier".
Le #Conseil_de_la_Nation 🇩🇿 annonce la suspension de ses relations avec le #Sénat_français
— ALGÉRIE PRESSE SERVICE | وكالة الأنباء الجزائرية (@APS_Algerie) February 26, 2025
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Un peu plus tôt à Paris, François Bayrou a menacé de dénoncer les accords de 1968 avec Alger
La France "va demander au gouvernement algérien que soit réexaminée la totalité des accords et la manière dont (ils) sont exécutés", a annoncé mercredi son Premier ministre, François Bayrou, en disant donner un délai d'"un mois, six semaines" à Alger. En évoquant ces accords de 1968 entre la France et l'Algérie, selon lui "pas respectés", François Bayrou a affirmé que le gouvernement français ne pouvait "pas accepter que la situation perdure".
“Je le dis sans volonté de faire de l'escalade, sans volonté de faire de la surenchère" mais "il est de la responsabilité du gouvernement français de dire que les refus de réadmission des ressortissants algériens, sont une atteinte directe aux accords que nous avons avec les autorités algériennes et que nous ne l'accepterons pas" ajouté le Premier ministre.
François Bayrou : "Le gouvernement français est victime du fait que les accords de 1968 avec l'Algérie ne sont pas respectés (...) Notre responsabilité est de ne pas l'accepter."
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 26, 2025
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Les relations avec Alger, déjà très tendues, se sont encore dégradées après l'attentat meurtrier commis samedi à Mulhouse, dans l'est de la France. Un Algérien de 37 ans en situation irrégulière est accusé d'avoir tué à l'arme blanche un Portugais de 69 ans et d'avoir blessé sept autres personnes.
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