Nicole Ferrandis, présidente de l'Association des victimes du 26 mars 1962 : " Nous voulons que cette histoire soit connue"

Actus. Ce mercredi 26 mars marque le 63ᵉ anniversaire de la fusillade de la rue d’Isly, survenue en 1962 en pleine crise liée à l’indépendance de l’Algérie, lorsque l’armée française a ouvert le feu sur des manifestants pro-Algérie française à Alger. Une commémoration aura lieu cet après-midi, et Nicole Ferrandis, présidente de l'Association des victimes du 26 mars 1962, espère que la mémoire des pieds-noirs soit mieux reconnue en France comme en Algérie. Elle était l'invitée de la matinale d'Africa Radio.

Nicole Ferrandis,  présidente de l'Association des victimes du 26 mars 1962 : " Nous voulons que cette histoire soit connue"
La rue d'Isly à Alger, qui se nomme désormais rue Larbi-Ben-M'Hidi - Wikipédia

Nicole Ferrandis, présidente de l'Association des victimes du 26 mars 1962, était l’invitée de la matinale d’Africa Radio. En ce mercredi 26 mars, elle revient sur la commémoration du 63e anniversaire de la fusillade de la rue d’Isly à Alger et l’hommage rendu aux victimes. Une cérémonie se tiendra cet après-midi au mémorial national de la Guerre d’Algérie.

Le 18 mars 1962, les accords d’Évian instaurent un cessez-le-feu et prévoient un référendum d’autodétermination en Algérie. Opposée à l’indépendance, l’Organisation de l’armée secrète (OAS), composée de Français d’Algérie et de soldats ayant fait défection, intensifie les violences contre les troupes restées fidèles au général de Gaulle et contre les Algériens. Face à cette escalade, l’armée bloque Bab El Oued, un quartier acquis à la cause de l’Algérie française.

En réaction, l’OAS appelle les Français d’Alger à manifester le lundi 26 mars 1962 pour exiger la levée du blocus. Malgré les tentatives des autorités pour empêcher le rassemblement, des manifestants se dirigent vers la rue d’Isly, où un barrage militaire leur interdit l’accès à Bab El Oued. Sous la pression, les forces de l’ordre laissent passer une trentaine de personnes.

Cependant, des centaines de manifestants parviennent à franchir le barrage. Soudain, deux coups de feu d’origine incertaine retentissent, provoquant une riposte immédiate des soldats du 4ᵉ régiment de tirailleurs. La fusillade dure plus de douze minutes et fait entre 46 et 62 morts, selon les estimations, ainsi que plus de 200 blessés.

Plusieurs zones d’ombres demeurent encore autour de l'origine des coups de feu : une version atteste que ce sont des tirs provenant d’un toit qui aurait provoqué la fusillade. 

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Nicole Ferrandis, présidente de l'Association des victimes du 26 mars 1962 : " Nous voulons que cette histoire soit connue"