Une cinquantaine de personnes, dont d'anciens ministres du régime civil renversé en juillet 2023 par un coup d'État ont été remis en liberté au Niger, conformément aux recommandations des "assises nationales" de février, a annoncé mardi 1ᵉʳ avril la junte au pouvoir.
L'ancien ministre du Pétrole, Mahamane Sani Issoufou, fils de l'ex-président Mahamadou Issoufou (2011-2021) qui a participé aux assises, est remis en liberté. Kalla Moutari, ancien ministre de la Défense, Ahmed Djidoud, ex-ministre des Finances et Ibrahim Yacoubou qui détenait le portefeuille de l'Energie sont aussi libérés. Le président du PNDS, l'ancien parti au pouvoir, Foumakoye Gado ainsi que le journaliste Ousmane Toudou sont aussi sur la liste aux côtés de Alat Mogaskia, ex-ambassadeur au Nigeria.
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Ils avaient été arrêtés après le putsch qui a porté le général Abdourahamane Tiani, ex-chef de la garde présidentielle au pouvoir et étaient détenus dans différentes prisons, notamment pour "complot ayant pour but de porter atteinte à la sûreté et à l'autorité de l'État".
Des charges similaires pèsent sur l'ancien président Mohamed Bazoum, dont l'immunité a été levée sans qu'aucune date de procès n'ait été fixée. Des militaires condamnés dans le passé pour "tentative de coup d'Etat" ou "atteinte à la sûreté de l'État" ont également bénéficié de libérations.
Parmi eux, le général Salou Souleymane, ancien chef d'Etat-major des Armées et trois autres officiers condamnés en 2018 jusqu'à 15 ans de prison pour avoir tenté de renverser M. Issoufou en 2015.
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