Comme nous l'indiquions dans un précédent article, la date du 7 avril, hautement symbolique en raison de la commémoration du génocide des Tutsi de 1994, était jugée inappropriée pour un tel événement. Il a donc été reporté au mardi 22 avril.
Un événement de grande envergure
Ce concert, rassemblant des têtes d'affiche comme Gims, Dadju, Youssoupha et Gazo, vise à lever des fonds pour les enfants victimes des conflits dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Une région en proie à des affrontements violents entre groupes armés depuis trois décennies. Malgré son objectif humanitaire, l'événement avait suscité une vive controverse, notamment de la part de Christophe Renzaho, président de la Communauté rwandaise de France, qui avait qualifié son maintien initial le 7 avril de "provocation", car le 7 avril est la date de la journée internationale du génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800 000 morts en 1994 au Rwanda.
L'Unicef maintient son retrait du projet
Si la nouvelle date permet d'apaiser une partie des tensions, elle n'a pas suffi à convaincre l'Unicef de revenir sur sa décision. L'agence onusienne, initialement partenaire du concert pour la redistribution des fonds, avait annoncé son retrait tant que l'événement restait prévu le 7 avril. Interrogée par l'AFP, elle a confirmé que le report au 22 avril ne modifiait pas sa position.
Une crise régionale qui continue de s'aggraver
Pendant ce temps, la situation en RDC continue de se dégrader. L'est du pays, riche en ressources naturelles, est ravagé par des conflits impliquant une myriade de groupes armés. L'offensive du M23, soutenue par le Rwanda selon l'ONU, a forcé plus de 100 000 personnes à fuir ces derniers mois. Ce contexte explosif explique en partie la sensibilité autour de la tenue du concert.
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