L'historien franco-marocain Maâti Monjib a déclaré sur Facebook qu'il entamait une grève de la faim pour protester contre l'interdiction de quitter le territoire marocain. « J'étais invité par l'Université de la Sorbonne pour donner une conférence sur Le printemps des peuples en Tunisie 2011-2021 », a-t-il expliqué.
Une interdiction liée à une enquête judiciaire
Selon une source judiciaire citée par l'AFP, cette interdiction résulte d'une enquête pour blanchiment de capitaux en cours depuis 2019. Il est soupçonné de malversations financières dans la gestion d'un centre de journalisme d'investigation qu'il avait fondé. L'historien rejette ces accusations et dénonce une persécution politique.
Déjà plusieurs grèves de la faim
Maâti Monjib avait déjà observé une grève de la faim en octobre 2022 pour les mêmes raisons. En 2021, il avait passé trois mois en détention préventive avant d'être libéré après 20 jours de jeûne. « Il m'est interdit de voyager depuis 2020 et ma voiture, ma maison et mon compte bancaire sont bloqués depuis plus de quatre ans », a-t-il rappelé.
Une situation judiciaire complexe
En juillet 2024, il avait bénéficié d'une grâce après une condamnation à un an de prison ferme pour fraude et atteinte à la sécurité de l'État dans une autre affaire remontant à 2015. Par ailleurs, il affirme que sa suspension universitaire de 2023 n'a toujours pas été levée, malgré ses demandes répétées.
Cette nouvelle grève de la faim soulève des interrogations sur la situation des libertés au Maroc, alors que plusieurs organisations de défense des droits humains suivent de près son cas.
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