Parmi la liste des pays concernés par ces nouvelles taxations douanières appliquées par les États-Unis se trouvent une cinquantaine de pays africains. Elle est pensée comme une stratégie afin d'harmoniser les taxes commerciales sur les importations. L'objectif est de réduire le déficit perçu par les Américains et d'équilibrer les relations commerciales internationales. Appliquées à compter de samedi 5 avril, ces mesures varient de 10% à 50%.
Le Lesotho, pays enclavé par l'Afrique du Sud, subit la taxation la plus sévère. L'administration de Donald Trump demande des droits de douane de 50%. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 2 milliards de dollars annuels, le petit pays surnommé "le Royaume des Cieux” dépend fortement des exportations de textiles. En réaction, une délégation gouvernementale se rendra aux États-Unis pour dialoguer avec le président Donald Trump.
La France aussi touchée par ces nouvelles taxes
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— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) April 2, 2025
En Afrique du Nord, la Libye et l'Algérie devront respectivement payer 31% et 30% de taxes, tandis que le Mali, État membre de l'Alliance des États du Sahel (AES), la République Démocratique du Congo (RDC), et le Tchad se voient imposer des frais douaniers de 10%, 13% et 11%.
- À lire aussi. Le Lesotho envoie une délégation d'urgence aux États-Unis après l'imposition de droits de douane de 50 %
La France est elle aussi touchée par ces nouvelles mesures tarifaires. L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, situé au sud de l'île canadienne de Terre-Neuve, sera obligé de payer une taxe douanière de 50%, et 32% sont imposés à l'île de la Réunion, proche de Madagascar dans l'océan Indien.
Un avenir incertain pour l'AGOA
Le Canada, l'une des cibles favorites de Donald Trump, n'a pas subi de nouveaux droits de douane. Mais le voisin des États-Unis paie tout de même un tribut croissant dans la guerre commerciale enclenchée par Washington, avec des surtaxes qui touchent déjà une partie de ses exportations. Ottawa a décidé jeudi 4 avril de taxer en retour certaines voitures américaines.
La présidence américaine a laissé la porte ouverte à des négociations et mis en garde contre toute velléité de représailles sur les exportations américaines, au risque d'une sanction douanière supplémentaire.
Ces nouvelles taxes risquent de pénaliser les secteurs manufacturiers africains, notamment celui de l’automobile et du textile. Les annonces de Donald Trump font aussi craindre la fin de l'AGOA, l’African Growth and Opportunity Act qui doit être réexaminée en septembre prochain. Cet accord commercial, promulgué en 2000, permet d'exporter certains produits africains aux États-Unis sans droits de douane.
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