La campagne pour l'élection présidentielle de dimanche au Cap-Vert s'est achevée vendredi soir par de grands meetings de trois des quatre candidats d'un scrutin visant à trouver un successeur au président Pedro Pires qui ne se représente pas après deux mandats.
Des podiums avec écrans géants, des jeux de lumières et une animation assurée par des orchestres ont marqué jusque tard dans la soirée les meetings des trois candidats favoris: Manuel Inocencio Sousa du Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste, au pouvoir), Aristides Lima, candidat indépendant et ex-président de l'Assemblée nationale, et l'ex-chef de la diplomatie Jorge Carlos Fonseca, candidat du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral), principal parti de l'opposition.
"Je serais le président de la citoyenneté, le président de tous les Cap-Verdiens", a martelé M. Lima, dans le centre de Praia, sous une forte clameur des groupes de funana, une musique cap-verdienne.
Quelques mètres plus loin, Manuel Inocencio Sousa s'adressait à ses partisans dont plusieurs portaient des affiches sur lesquelles on pouvait lire: "Manuel Inocencio, le président de l'action".
Le candidat du MPD, Jorge Carlos Fonséca, ancien ministre des Affaires étrangères et candidat malheureux à la présidentielle de 2001, s'est également tenu avec une grande animation dans le centre de Praia.
Seul le vétéran Joaquim Monteiro, candidat sans étiquette, a préféré, selon lui, une campagne sans "tambour ni trompette", qui ne soit pas "une campagne de fête mais de réflexion".
"Un candidat élu avec l'appui d'un parti est sous contrainte.Moi je suis libre de tout cela" a-t-il dit en référence aux autres candidats investis par un parti.
La Commission nationale des élections (CNE) a appelé samedi à un vote "libre, civique et conscient".
"Il est du devoir de tous de contribuer avec civisme au scrutin de dimanche.Tous les (citoyens) doivent exercer leur droit de vote mais après l'acte, ils doivent repartir chez eux afin d'éviter des attroupements devant les bureaux" de vote, a déclaré à la presse la porte-parole de la CNE, Mme Maria Joao Novais.
Un peu plus de 305.000 Capverdiens - vivant dans le pays ou à l'étranger - sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour de scrutin.Un éventuel second tour est prévu le 21 août.
Le Cap-Vert, archipel situé à 500 kilomètres au large des côtes sénégalaises, est considéré comme un exemple de démocratie et de bonne gouvernance en Afrique.
Le président Pedro Pires, réélu en 2006, n'est plus autorisé par la Constitution à briguer un nouveau mandat.
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