Une grève des transports publics a paralysé mardi Tunis et ses banlieues, à l'appel de l'Union des travailleurs de Tunisie, syndicat crée dans la foulée de la chute du régime en janvier, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La grève semble avoir été largement suivie par les employés de la Société des transports de Tunis (Transtu) qui gère le parc des autobus et du tramway dans la capitale et ses banlieues.
Des usagers privés de moyen de transport ont protesté mais aucun incident sérieux n'a été signalé.
La grève est intervenue suite au retard dans la promulgation d'un décret réglementant le pluralisme syndical et une retenue à la source au profit de l'UTT créé par un ancien dirigeant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), centrale historique unique jusqu'à la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.
La nouvelle centrale appelle la Transtu "à ouvrir un dialogue sérieux sur les revendications professionnelles" des employés de la société.
Des piquets de grève ont été organisés et des bus stationnaient au travers de la chaussée barrant la route à quelques autobus en service.
Dans la cité périphérique ouest, Ettadhamen, lieu des plus violents affrontements durant le soulèvement antigouvernemental de décembre 2010-janvier 2011, les habitants ont été surpris par la grève et un rassemblement de protestation s'est formé spontanément.
Non loin, à la cité populeuse d'Intilaka (ouest de Tunis), des personnes en colère s'en sont prises aux bus immobilisés sur la place centrale.
Sur la place névralgique du réseau de bus et tramway "Le Passage", plusieurs centaines d'autres bloquées par la grève ont manifesté en barrant la route aux automobilistes.
Certains ont poursuivi un automobiliste qui tentait de forcer son passage sur la place, sous les yeux de la police qui n'est pas intervenue.
La veille un représentant de l'UGTT a démenti à la télévision nationale le mot d'ordre de grève affirmant que le personnel de la Transtu était acquis à son syndicat et ne suivrait pas le mouvement lancé par l'UTT.
Plusieurs tentatives d'instaurer le pluralisme syndical en Tunisie ont échoué sous le régime du président déchu Ben Ali.
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