La justice militaire a interrogé dimanche l'une des militantes les plus en vue en Egypte, Asma Mahfouz, accusée d'avoir diffamé sur Facebook et Twitter, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak, a indiqué l'agence MENA.
Mme Mahfouz --l'un des leaders du mouvement de contestation populaire qui a chassé du pouvoir M. Moubarak le 11 février--, a été libérée après avoir payé une caution de 20.000 livres égyptiennes (environ 3.300 dollars US), mais l'enquête se poursuit, a précisé l'agence officielle.
Elle a été interrogée après "avoir parlé de manière inappropriée sur le CSFA et avoir insulté et lancé des propos diffamatoires contre le Conseil sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter", selon la même source.
Selon MENA, elle "a lancé des propos insultants et blessants contre le Conseil militaire" sur Twitter.
Sur Facebook, elle a écrit: "Si la justice ne nous rend pas nos droits, que personne ne se fâche si des groupes armés commettent des assassinats.Tant qu'il n'y a pas de loi et de justice que personne ne se fâche de quoi que ce soit".
L'avocat de Mme Mahfouz, Houssam al-Issa, a indiqué que sa cliente "n'a pas écrit certaines des expressions qui lui sont attribuées sur Twitter; des inconnus ont réussi à utiliser illégalement son compte pour les écrire".
Le président de la justice militaire, le général Mahmoud Moursi, a dans un communiqué accusé Mme Mahfouz d'avoir "dépassé les limites de la liberté d'expression".
"Il n'y aura aucune tolérance face aux insultes lancées contre les forces armées", a-t-il dit, en soulignant qu'une telle "diffamation" était considérée par la loi comme une offense et ses auteurs seraient poursuivis en justice.
Ceci englobe toute calomnie ou diffamation, diffusées par les chaînes satellites ou publiées sur internet via les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
Mme Mahfouz avait co-fondé le mouvement de jeunesse qui avait appelé aux manifestations contre le régime le 25 janvier et ont mené 18 jours plus tard à sa chute.
Le CSFA a été l'objet de critiques des militants pro-démocratie pour avoir arrêté des journalistes et pour sa lenteur dans le transfert du pouvoir à une autorité civile.
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