Les Capverdiens aux urnes pour choisir un président libéral ou socialiste

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PRAIA (AFP) - (AFP)

Les Capverdiens désignaient dimanche, entre le libéral Jorge Carlos Fonseca et le socialiste Manuel Inocencio Sousa, le successeur de Pedro Pires, qui part après deux mandats conformément à la Constitution de l'archipel réputé pour sa stabilité politique.

Les opérations de vote, prévues de 08H00 à 18H00 locales (09H00 à 19H00 GMT), ont commencé généralement à l'heure à Praia, selon un journaliste de l'AFP, ainsi que dans les principales îles du pays, d'après les médias publics.

Selon la Commission nationale des élections (CNE), un peu plus de 305.000 Capverdiens résidant sur le territoire ou vivant à l'étranger sont appelés aux urnes.

Un temps menaçant faisait craindre une faible participation, après de fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans le pays.A Praia, le journaliste de l'AFP a constaté une certaine affluence dans des centres de vote de quartiers populaires comme Achada Grande (est), Tchada San Antonio (ouest), et une fréquentation moindre dans des zones résidentielle comme Prainha (sud).

 Après avoir glissé son bulletin dans l'urne, le président Pires a exhorté à un vote massif en faisant abstraction des conditions météorologiques.

"Je profite de l'occasion pour appeler tous les Capverdiens à aller voter.Il faut qu'ils sortent en dépit de la pluie pour accomplir leur devoir de citoyen (...).Ne pas voter signifie porter la responsabilité de transférer ailleurs le choix d'un président", a déclaré M. Pires, chemise rose, blouson et pantalon beiges.

Le scrutin de dimanche, qui se tient deux semaines après le premier tour, met en compétition Jorge Carlos Fonseca, du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral), principal parti de l'opposition, et Manuel Inocencio Sousa, du Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste), formation au pouvoir.

Les deux candidats ont tous deux 60 ans et été ministres des Affaires étrangères de leur pays, situé dans l'océan Atlantique, à quelque 500 km des côtes sénégalaises.Ils sont tous deux originaires de Sao Vicente (nord), deuxième île la plus peuplée de l'archipel.

Albano Roche, un ouvrier de 49 ans, est allé voter à Tchada San Antonio, vêtu de sa combinaison de travail.Il souhaite que le vainqueur du scrutin "tienne ses promesses électorales" et "travaille en bonne intelligence avec le gouvernement pour améliorer la situation de la population qui s'appauvrit de plus en plus".

La classe politique capverdienne est réputée pour son "fair-play".Le MPD et le PAICV dominent la scène politique depuis deux décennies au cours desquelles n'a eu lieu aucune contestation post-électorale violente, souligne Caterina Fontes, étudiante à l'Université du Cap-Vert (Uni-CV).

"Que ce soit le MPD ou le PAICV qui gagne dimanche, l'important c'est que le président élu pense au développement social et économique du Cap-Vert", "qu'il pense aux nombreux jeunes sans travail", affirme la jeune femme.

Durant leur campagne, les deux candidats ont promis de s'attaquer aux problèmes sociaux et économiques, notamment la pauvreté, le chômage et l'insécurité, dans un pays vivant de l'aide internationale et des fonds de son importante diaspora.

Quelque 700.000 Capverdiens vivent à l'étranger, plus que la population résidante estimée à environ 510.000 habitants (Banque mondiale, 2009).

A l'étranger, le Cap-Vert jouit d'une bonne réputation.Depuis 2008, il est présenté comme "un exemple" de démocratie et de bonne gouvernance en Afrique, il a quitté la catégorie des pays les moins avancés (PMA) pour celle des "pays à revenus intermédiaires" et a enregistré une croissance de 6% ces dix dernières années.

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