Environ 70% des foyers du centre de Tripoli n'ont pas ou peu d'eau courante en raison de dégâts sur le réseau, mais ne souffriront pas de la soif car de l'eau potable est distribuée dans les mosquées, a annoncé dimanche un responsable technique des rebelles.
"Environ 70% de la population du centre de Tripoli est touchée par des pénuries d'eau courante", a déclaré Fayçal Gergea, responsable technique en charge de ce problème d'autant plus aigu que les températures sont très élevées à Tripoli, ville de deux millions d'habitants.
Il a précisé que la banlieue de la capitale libyenne n'était en revanche que très peu touchée par les pénuries dans la mesure où les maisons y disposaient de puits individuels d'où elles pompaient l'eau.
Quant à l'eau potable, son approvisionnement est assuré par des distributions dans les mosquées, a-t-il ajouté.
"Il n'y a pas de problème d'eau potable" à Tripoli, a-t-il insisté.
M. Gergea et le vice-président du Conseil de transition de Tripoli, Abed al-Obeidi, ont répété que les pénuries d'eau n'étaient pas dues à un sabotage mais à des problèmes techniques.
"Le réseau (...) connaît des défaillances techniques", en particulier au niveau des pompes, et "il ne s'agit pas d'un sabotage", a insisté M. al-Obeidi.
Lors d'une conférence de presse samedi à Benghazi (est), le chef des rebelles, Moustapha Abdeljalil, avait pour sa part attribué les coupures d'eau et d'électricité à des "sabotages".
Tripoli est en effet aussi en proie à des coupures d'électricité, mais "d'importants progrès ont été faits" dans ce domaine, selon M. Gergea, qui n'a pas donné plus de précisions.
Quant au manque de carburant, 30.000 tonnes de carburant sont arrivées par bateau et sont en train d'être distribuées, et un second navire doit accoster demain avec une cargaison de diesel de taille similaire.
Dans le domaine de la santé, le docteur Najib Barakat, lui aussi membre du conseil local, s'est voulu rassurant: "nous avons assez de fournitures médicales pour les 3-4 prochaines semaines, pas tout mais nous avons les choses les plus importantes", et "des fournitures arrivent de Benghazi".
D'après le médecin, "60% du personnel médical travaille" à Tripoli.Il a lancé un appel aux volontaires: "si des gens (ayant une formation médicale) veulent aider, ils peuvent venir, pas seulement à Tripoli" mais partout ailleurs en Libye aussi.
"Tous les hôpitaux de Tripoli fonctionnent", a-t-il dit, sauf celui d'Abou Salim où quelque 80 cadavres à divers stades de putréfaction ont été découverts."Les corps ont été déplacés et l'hôpital est en train d'être désinfecté", selon lui.
En plus de leur rareté, les prix des produits de première nécessité ont fortement augmenté.L'essence coûte 20 fois plus cher qu'avant la soulèvement contre le régime et le prix du lait a plus que doublé.
Le régime de Kadhafi a doublé les salaires au début des troubles mais cela n'est pas suffisant pour combler la hausse des prix, indiquent les habitants.
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