Un projet de loi sur les médias, accusé par ses détracteurs de faire reculer la liberté de la presse en Afrique du Sud, a passé le cap de la commission parlementaire lundi et sera présenté d'ici fin septembre au Parlement, a indiqué l'élu responsable de la commission, Cecil Burgess.
Le texte, adopté grâce à la majorité dont dispose le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, fait polémique depuis un an.
Il rendra la détention d'informations classées secrètes ou leur révélation passible de sanctions allant d'une amende à 5 ans de prison, et jusqu'à 25 ans pour présomption d'espionnage.
Il a été modifié pour tenir compte des critiques.L'ANC a accepté de limiter la possibilité de protéger des informations aux seuls organismes traitant directement des affaires de sécurité.
Initialement, le texte se proposait d'autoriser tout organisme gouvernemental à garder secrètes de nombreuses informations.
Le texte, s'il est signé par le président Jacob Zuma, doit remplacer une législation de 1982 datant de l'apartheid.
Ses détracteurs menacent de saisir la Cour constitutionnelle."En l'état du texte, il y a clairement des raisons de saisir la Cour", a indiqué Murray Hunter, membre de Right2Know (en anglais, droit de savoir), la coalition combattant le projet
Reporters sans Frontières, dans son dernier classement sur la liberté de la presse, a fait reculer l'Afrique du sud de la 33e à la 38e place en 2010.
Les relations entre l'ANC et les médias ont été particulièrement tendues ces derniers mois.Des leaders du parti ont ainsi indiqué à plusieurs reprises que les médias, plus que l'opposition, étaient leur principal adversaire.
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