Des pirates ont détourné mercredi un navire battant pavillon chypriote au large des côtes du Bénin avec ses 23 membres d'équipage, a annoncé le Bureau maritime international (BMI).
"Des pirates armés ont abordé et détourné un tanker (...) et pris ses 23 membres d'équipage en otage", a indiqué le BMI dans un rapport diffusé sur son site internet.
La nature de sa cargaison n'était pas claire mais des pirates ont dans le passé volé l'essence ou le pétrole transporté par des navires lors d'attaques similaires au large du petit pays ouest-africain, dans le but de revendre ces produits sur le marché noir régional.
Un responsable du BMI a indiqué que deux navires avaient été pris d'assaut peu après minuit dans la nuit de mardi à mercredi, les pirates ayant échoué à détourner le deuxième, enregistré en Norvège.
"Nous avons deux incidents.Il y en a un avec 23 membres d'équipage qui a été détourné et un autre qui a été abordé".Les pirates "n'ont pas réussi à prendre le contrôle du second", a déclaré à l'AFP Michael Howlett, directeur adjoint de l'unité chargée des crimes au sein du BMI.
Le Bureau maritime international a estimé mercredi que la hausse observée des détournements de navires au large des côtes ouest-africaines pouvait indiquer que la zone était en passe de devenir un nouveau point chaud de la piraterie.
Le chef d'état major des forces navales du Bénin, le capitaine de frégate Maxime Ahoyo, a livré une version différente de l'incident: "nous avons été alertés d'une nouvelle action des pirates mais cela ne s'est pas passé dans nos eaux territoriales.c'est plutot à Kpémè aux larges des côtes togolaises".
Les autorités togolaises n'ont pas pu être jointes dans l'immédiat.
Le Benin, pays frontalier du Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a connu une forte hausse des actes de piraterie au large de ses côtes, avec 19 navires attaqués depuis le début de l'année.Aucune attaque n'avait été signalée en 2010.
Pour Noel Choong, chef du centre de piraterie à Kuala Lumpur avait un peu plus tôt indiqué qu'il s'agissait d'"attaques lourdement armés et pas de simples vols".De plus, ils volent des les biens de l'équipage aussi bien que la cargaison du navire", a-t-il ajouté.
Selon lui, si "les autorités du Nigeria voisin ont accru les patrouilles dans leurs eaux, les autorités du Bénin manquent de ressources pour sécuriser les leurs".
Contrairement aux pirates opérant au large de la Somalie, ceux du golfe de Guinée ne semblent pas demander le paiement de rançons.
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