Le numéro un de la police nationale sud-africaine, Bheki Cele, devrait être suspendu la semaine prochaine, a affirmé dimanche le quotidien Sunday Times, qui fait aussi état d'un audit parlementaire de mauvais augure pour les trois plus hauts responsables de la Sécurité d'Etat.
M. Cele, chef de la police nationale, est soupçonné de collusion avec un magnat de l'immobilier et selon le journal, qui cite deux sources gouvernementales haut placées, le président Jacob Zuma, actuellement aux Etats-Unis, va le suspendre dès son retour.
Il a été accusé par l'autorité anti-corruption d'avoir fermé les yeux dans une affaire immobilière où la police s'apprêtait à louer un immeuble trois fois le prix du marché pour installer un nouveau quartier général à Durban (est).
Le chef du renseignement de la police sud-africaine, le lieutenant-général Richard Mdluli, 53 ans, a lui été suspendu en mars, soupçonné d'avoir commandité le meurtre d'un rival amoureux en 1999.
Il est également accusé de fraude et corruption dans un autre dossier pour lequel il comparaîtra le 14 décembre.
Le directeur général de la Sécurité d'Etat, Jeff Maqetuka, et ses homologues pour la sécurité intérieure Gibson Njenje et extérieure Mo Shaik sont par ailleurs dans le collimateur de leur autorité de tutelle, selon le Sunday Times.
Le ministre de la Sécurité d'Etat, Siyabonga Cwele, veut les renvoyer, écrit le journal, sans citer de source mais faisant écho à d'autres articles parus ces jours-ci, alors que le rapport d'une commission parlementaire critique des retards technologiques qui empêchent par exemple de mettre sur écoute les nouveaux téléphones portables.
Ce rapport s'interroge surtout sur des paiements effectués à des sources étrangères.La commission soupçonne des abus et craint une infiltration par des agents étrangers.
Selon le Sunday Times, le rapport indique que M. Shaik est soumis à une enquête pour fraude et mauvaise gestion.
M. Cwele est lui même en position délicate après la condamnation pour trafic de drogue en mai dernier de sa femme Sheryl, qui a fait appel.
Elle aurait envoyé une ancienne voisine au Brésil pour transporter de la cocaïne.Son mari a fait en sorte qu'elle bénéficie d'une protection des services de renseignements pendant la durée du procès.
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