Violences au Kenya: la défense estime que "l'accusation s'est trompée"

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LA HAYE (AFP) - (AFP)

L'accusation "s'est trompée" dans le dossier des violences post-électorales au Kenya fin 2007-début 2008, a assuré mercredi la défense, au dernier jour de l'audience de confirmation des charges devant la Cour pénale internationale (CPI).

"Nous disons que ce dossier ne peut tout simplement pas aller de l'avant.L'accusation s'est trompée et a échoué à enquêter correctement", a assuré Karim Khan, l'avocat de Francis Muthaura, le bras droit du président Mwai Kibaki.

"Peu importe la façon dont vous regardez les éléments de preuve, même si vous leur mettez des habits du dimanche, ce ne sont que des haillons, des loques", a-t-il dit.

Le vice-Premier ministre kényan Uhuru Kenyatta, 49 ans, Francis Muthaura, 64 ans, et Mohammed Hussein Ali, 55 ans, chef de la police à l'époque des faits, sont soupçonnés de cinq chefs de crimes contre l'humanité commis à la suite de la réélection contestée de M. Kibaki face à Raila Odinga, actuel Premier ministre, en décembre 2007.

Selon l'accusation, 1.133 personnes avaient été tuées, 3.561 personnes blessées et 663.921 personnes déplacées au cours des violences post-électorales au Kenya.

L'audience de confirmation des charges contre les trois suspects, qui font l'objet de citations à comparaître et clament leur innocence, avait commencé le 21 septembre.Elle doit permettre aux juges de déterminer si les éléments de preuve rassemblés par l'accusation sont assez solides pour organiser un procès.

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