Un Français de 58 ans condamné pour viol à 25 ans de prison au Burundi, et hospitalisé depuis fin septembre, a été rapatrié pour raisons de santé, a-t-on appris mardi auprès de son comité de soutien et de la Cour suprême burundaise.
"C'est le procureur général de la République qui a décidé d'accorder la liberté provisoire à Patrice Faye avec autorisation de sortir du territoire pour aller se faire soigner", a affirmé le porte-parole de la cour suprême, Elie Ntungwanayo.
"Patrice Faye a finalement (...) bénéficié d'un rapatriement sanitaire," et est parti "cette nuit", a précisé un membre de son comité de soutien sous couvert d'anonymat.Il était attendu en France dans la soirée de mardi.
Le Français, qui a toujours clamé son innocence, avait été arrêté le 5 avril après des accusations de viol portées par cinq jeunes filles, dont des mineures fréquentant une école qu'il a créée en faveur de jeunes en difficulté.
Il avait été condamné en première instance fin juillet et son procès en appel avait été renvoyé sine die en septembre, à la suite d'une demande de remise en liberté provisoire formulée par sa défense, certificat médical à l'appui.
Interrogé pour savoir si Patrice Faye allait se présenter à son procès en appel, M. Ntungwanayo a estimé ne pas avoir "suffisamment d'éléments pour répondre à cette question aujourd'hui".
"Ce qui va se passer pour la suite de son procès n'est pas très clair en ce moment", a renchéri une source diplomatique française, se réjouissant du rapatriement.
La France avait condamné les "incohérences" du premier procès et réclamé un procès équitable en appel.
La nouvelle du rapatriement du ressortissant français a été confirmée par le ministère français des Affaires étrangères."Nous venons d'être informés de la décision de la justice burundaise de libérer Patrice Faye.Nous nous en réjouissons", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay.
"La France remercie les autorités burundaises pour avoir tenu compte de la dégradation de l'état de santé de Patrice Faye et diligenté les expertises médicales ayant conduit à cette décision", a ajouté M. Valero.
"Nous sommes intervenus à de nombreuses reprises pour que son état de santé précaire soit pris en compte", a-t-il rappelé.
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