JDA du Jeudi 27 Octobre 2011

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AFRIQUE et ailleurs : mort des dictateurs et autocrates : « mourir au pouvoir dans la douleur ! ». La fin du régime de Kadhafi devrait servir de réveil à ces dictateurs africains actuels dont le pouvoir repose sur une brutalité d'�?tat contre des personnes qu'ils sont censés protéger. Mouammar Kadhafi est mort humilié, comme un vulgaire, comme un rat après tous les honneurs et les opulences qu'il a accumulé pendant 42 ans de règne sans partage. On aimerait croire cette mort dans l'humiliation de Kadhafi servira de leçon et de conseil à d'autres dirigeants autoritaires d'Afrique : « Quelque soit la force d'une dictature, le règne de la poigne de fer prend inévitablement fin un jour ». MODERATEURS :SOW Alpha-Mohamed Loppé, historien, chercheur associé au CEMAF, enseignant ABLAYE, formateur, analyste politique, consultant international_ -Après MOBUTU (RDC), EYADEMA (Togo), BONGO (Gabon), CONTE (Guinée), Samuel DOE (Liberia), etc. et dernièrement KADHAFI, voilà quelques noms de « baobabs » qui se sont entêtés à rester coûte que coûte et aussi longtemps que possible « pères de la nation », « présidents-fondateurs », « timoniers », « guides »,�?� de leur nation. Pourquoi les autocrates et autres « présidents à vie » toujours au pouvoir en Afrique n'en tirent-ils pas de leçon ?_ -Pourquoi certains chefs d'Etat sont « dictateurs » pour certains et des « héros » pour les autres ? _ -Si Kadhafi a offert à son peuple à son peuple des avantages matériels « visibles et palpables » (aujourd'hui détruits par les bombardements de l'OTAN), beaucoup de dictateurs ne peuvent pas se targuer d'une telle performance. Néanmoins, aucun dictateur ne lègue à son peuple la démocratie. Pourquoi les autocrates musèlent-ils leurs peuples ?_ -Omar BONGO n'est pas mort de mauvais traitements physiques comme Kadhafi ; mais il a connu la maladie et est décédé loin de sa terre natale. Pourquoi les présidents africains �?? de leur vivant- rechignent-ils à doter leurs pays de formations médicales performantes et préfèrent aller se faire soigner dans les hôpitaux occidentaux ?_ -Dans la boulimie de la gouvernance étatique, Eyadéma, Mobutu, Lansana Conté, Boumedienne, Sékou Touré�?�se sont crus « immortels ». S'ils n'ont pas connu l'exil, c'est la vérité du �??'corps'' qui les a vaincus. La mort dans la douleur laisse-t-elle indifférent les hauts responsables au pouvoir ?_ -La longévité au pouvoir ronge le corps et l'esprit. Le président qui « dure » au pouvoir perd à la longue des repères importants pour lui et pour le peuple. Et pourtant, l'on continue à voir des chefs d'Etat qui s'incrustent au pouvoir en multipliant des mandats. Que cache cet engouement à « se maintenir » au pouvoir ?Zoom sur la mort des dictateurs La fin d'un dictateur a toujours été tragique, et ce depuis le suicide d'Hitler et il semble que la série se poursuit avec celle de Kadhafi qui a donné lieu à une fête nationale. En Roumanie, Nicolae Ceausescu avait été assassiné par son peuple, celui-ci sorti dans les rues pour fêter sa mort. La mort de Josef Staline qui a été aussi tragique, la pendaison de Saddam Hussein à la veille de l'Aïd El Adh, il est clair que même si on peut comprendre la colère du peuple, un tel acharnement sur un être vivant fut-il dictateur, peut choquer les âmes sensibles. Au moment où les Américains, pourtant démocrates, parlent d'instruire George Bush en justice pour possibles crimes contre la société, et où l'Espagne vient de lancer un mandat d'arrêt contre le Dick Cheney, le Vice Président Américain sortant, pour crimes et torture, Kadhafi est venu compléter la liste des dicteurs, mais le plus frappant, c'est que Saddam et Kadhafi, ont été lynchés à la veille de l'Aïd El Adha, comme des moutons. Suite à ces tragédies, cela devrait interpeller les consciences de certains dirigeants arabes et africains qui sont au pouvoir, et qui n'ont sûrement pas appris la leçon et qui pourraient subir le même sort. 1-EX�?CUTION. BENITO MUSSOLINI (1883-1945)Le 27 avril 1945, Benito Mussolini, en fuite, est reconnu par un résistant italien et arrêté. Il sera fusillé trois jours plus tard en compagnie de sa maitresse Clara Petacci, sur ordre du comité de libération national. Son corps sera ensuite rapatrié à Milan et exhibé à la colère du peuple place Loreto. 2- EX�?CUTION. NICOLAE CEAU�?ESCU (1918-1989)Arrêté alors qu'il tentait de prendre la fuite en compagnie de son épouse Elena Petruscu, le dictateur roumain est condamné à mort par un tribunal populaire pour crimes contre l'humanité le 25 décembre 1989. Ils seront exécutés le jour même à Târgovi�?te. 3- AU POUVOIR. MAO ZEDONG (1893-1976) Le "grand timonier" décède des suites de la maladie de Lou Gehrig, maladie nerveuse qui génère une paralysie du système respiratoire et de la gorge, le 9 septembre 1976. 4- SANS POUVOIR. L'EMPEREUR HIRO-HITO (1901-1989)Après la capitulation totale du Japon le 14 août 1945, l'empereur Hiro-Hito n'a plus de pouvoir, bien qu'il continue de régner officiellement sur l'archipel nippon jusqu'à sa mort, le 7 janvier 1989. 5- SUICIDE. ADOLF HITLER (1889-1945)Le 30 avril 1945, le leader du mouvement nazi se suicide dans son bunker berlinois en compagnie d'Eva Braun. Son corps sera incinéré suivant ses instructions. Le lendemain, Joseph Goebbels l'imite, avec son épouse Magda, après avoir empoisonné leurs six enfants. 6- AU POUVOIR. FRANCISCO FRANCO (1892-1975)Le général Franco décède le 20 novembre 1975 des suites d'un arrêt cardiaque. Malade depuis 1969, l'homme avait désigné le roi Juan Carlos comme successeur. 7- AU POUVOIR. JOSEPH STALINE (1879-1953)Le président russe meurt d'une attaque cérébrale le 5 mars 1953. Ses funérailles quatre jours plus tard provoqueront des bousculades mortelles parmi la foule rassemblée à Moscou. 8- ASSIGN�? �? R�?SIDENCE. POL POT (1928-1998)Condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité par ses anciens soutiens khmers rouges, le génocidaire trouve la mort alors qu'il a assigné à résidence le 15 avril 1998, officiellement d'une crise cardiaque. Son corps sera incinéré au milieu des ordures. 9- EN EXIL. MOBUTU SESE SEKO (1930-1997)"Le Léopard de Kinshasa" décède en exil, quatre mois après la chute de son régime, à Rabat, au Maroc. Soigné en Suisse et en France, il souffrait d'un cancer de la prostate. 10- EX�?CUTION. SADDAM HUSSEIN (1937-2006)Arrêté dans une cave à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003 par l'armée américaine, l'ancien homme fort de l'Irak est remis aux nouvelles autorités de son pays. Condamné à mort pour crimes contre l'humanité le 5 novembre 2006, verdict confirmé en appel le 26 décembre de la même année, il est pendu quatre jours plus tard à Bagdad. 11- SANS PROC�?S. AUGUSTO PINOCHET (1915-2006)Arrêté à Londres en novembre 1998, le général Pinochet sera libéré en mars 2000 et renvoyé au Chili. Malgré la volonté de son pays de le traduire en justice, il meurt avant son éventuel procès, le 10 décembre 2006, d'une crise cardiaque. 12- TU�? PAR BALLES. MOUAMMAR KADHAFI (1942-2011)La confusion règne encore sur les circonstances de la mort du Guide de la révolution, capturé vivant à Syrte, puis mort quelques minutes plus tard. Le Conseil national de transition a expliqué qu'il avait été touché par balles lors d'une fusillade avec des soldats fidèles à Mouammar Kadhafi, mais la version officielle est fortement sujette à caution. (Réflexion, quotidien d'Alger)

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