Le Kenya retirera son armée de Somalie "quand il se sentira en sécurité"

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NAIROBI (AFP) - (AFP)

Le Kenya retirera son armée de Somalie, où elle est entrée le 16 octobre, "quand il se sentira en sécurité" et que la menace posée par les islamistes somaliens shebab sera jugée suffisamment réduite, a indiqué samedi le chef des forces armées de ce pays.

"Quand le gouvernement et la population du Kenya estimeront qu'ils sont suffisamment en sécurité, nous nous retirerons", a déclaré le général Julius Karangi lors d'une conférence de presse à Nairobi."Il n'y a pas de limite de temps", a-t-il ajouté.

Le chef des forces armées kényanes a indiqué que "l'indicateur clé de succès (de l'opération) serait de réduire grandement la capacité des shebab à aller de l'avant".

Les forces kényanes sont entrées mi-octobre en Somalie avec l'objectif de neutraliser les insurgés shebab, qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de ce pays, privé de gouvernement central depuis vingt ans.

Le Kenya a justifié cette intervention par l'enlèvement de quatre Européennes en quelques semaines dans son territoire frontalier de la Somalie, des rapts que Nairobi attribue aux shebab même si ces derniers s'en défendent.

Le général Karangi a précisé que ses soldats étaient entrés en Somalie à partir du 14 octobre, même si leur présence a été signalée pour la première fois par des témoins, et rapportée par les medias, le 16.

Deux semaines après le début de leur intervention, les forces kényanes déplorent un mort et cinq blessés dans leurs rangs, selon le général Karangi qui a estimé les pertes shebab à "plusieurs centaines", en reconnaissant toutefois ne pas pouvoir étayer ce chiffre.

"Du côté des shebab, je n'ai pas les moyens de traverser (la ligne de front) pour compter (...) mais de ce que nous savons nous disons au minimum de l'ordre de plusieurs centaines" de morts.

Les deux seuls bilans des pertes ennemies communiqués jusqu'à présent par l'armée kényane faisaient état de "plus de 70 morts" dans des bombardements aériens le 19 octobre, et de 9 morts dans ce qui était présenté comme le premier affrontement au sol jeudi.

Les forces kényanes ont repoussé les shebab dans une large partie du territoire somalien frontalier avec le Kenya, et "totalement libéré" notamment la province de Gedo, selon le général Karangi, qui a démenti que Nairobi ait l'intention d'installer un pouvoir autonome du gouvernement central somalien dans ces zones.

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a dénoncé l'intervention kényane en y voyant une atteinte à la souveraineté somalienne.

Le général Karangi a assuré que l'intervention militaire en Somalie avait été décidée par le gouvernement "sur le moment" le 4 octobre, après la série d'enlèvements d'Européennes.Le porte-parole du gouvernement Alfred Mutua avait indiqué jeudi que cette intervention était en préparation depuis plusieurs mois.

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