Le Kenya a affirmé mercredi que les islamistes somaliens avaient reçu par avion trois cargaisons d'armes en deux jours au moment où Nairobi affronte les shebab dans le sud de la Somalie.
"Nous avons confirmation qu'un autre avion d'armes a atterri", a dit le porte-parole de l'armée kényane, le commandant Emmanuel Chirchir.Deux avions avaient déjà apporté des armes et munitions aux shebab mardi, a-t-il ajouté, refusant de dire d'où les armes pouvaient provenir.
L'Erythrée a été accusée de fournir des armes par mer et par terre aux islamistes somaliens, mais Asmara a démenti à de nombreuses reprises.
Mercredi, le ministère érythréen des Affaires étrangères a de nouveau affirmé que "ces assertions ne sont que des histoires.L'Erythrée n'a envoyé aucune arme à la Somalie", dit un communiqué.
"Le seul intérêt de l'Erythrée en Somalie est d'y voir un retour de la paix et de la stabilité", ajoute le texte.
Le Kenya a lancé il y a deux semaines une offensive dans le sud de la Somalie pour empêcher les shebab de mener des opérations sur son territoire depuis la Somalie après une série d'enlèvements d'Occidentaux dans le nord-est du Kenya attribués aux islamistes somaliens.
Le commandant Chirchir a ajouté que les soldats kényans "ne seront pas intimidés par ces armes, nous sommes prêts et notre mission va se poursuivre comme prévu", a-t-il dit.
Le Kenya a demandé aux habitants d'une dizaine d'agglomérations du sud de la Somalie d'éviter les camps des shebab alors qu'il se prépare à les attaquer.
Par ailleurs, le commandant Chirchir a confirmé que les milices islamistes avaient attaqué un convoi kenyan dans le sud de la Somalie mardi soir mais a démenti comme l'affirment les shebab que de nombreux soldats kényans aient été tués et des camions militaires détruits.
"Nos soldats se dirigeaient vers Taabto en provenance de Liboi quand ils ont été confrontés à quatre militants shebab armés près de la zone frontalière.Il y a eu un échange de coups de feu et les insurgés se sont repliés vers une forêt.Il faisait sombre et notre commandant sur le terrain n'a pas voulu les poursuivre de crainte qu'il s'agisse d'un piège".
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