Quelques jours avant le second tour mardi de l'élection présidentielle au Liberia, la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, Nobel de la paix 2011, partait favorite, mais Winston Tubman, son principal rival, maintenait le suspense quant à sa participation au scrutin.
Son absence pourrait provoquer des troubles dans ce pays encore hanté par le spectre des guerres civiles (1989-2003) où la présence de mercenaires libériens et ivoiriens armés, rentrés récemment de Côte d'Ivoire où ils ont combattu pendant le conflit postélectoral, inquiète.
Winston Tubman, 70 ans, président du Congrès pour le changement démocratique (CDC), a dénoncé avec d'autres opposants des fraudes commises au premier tour du 11 octobre, et obtenu la démission du président de la Commission électorale nationale (NEC), James Fromayan.
S'il a salué comme "un pas dans la bonne direction" le départ de celui qu'il rendait en partie coupable de ces fraudes au profit de la présidente sortante, M. Tubman exige désormais, en échange de sa participation, la restructuration de la NEC pour garantir un second tour "libre et transparent".
Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé toutes les parties à "travailler ensemble" pour que le second tour puisse se dérouler dans de bonnes conditions.
Economiste et diplomate, Winston Tubman, neveu de l'ancien président William Tubman, a obtenu 32,7% au premier tour, loin derrière Mme Sirleaf (43,9%), en dépit du soutien de George Weah, ex-star du football international, très populaire dans son pays.
Ellen Johnson Sirleaf, 73 ans, qui sollicite un second mandat après avoir été élue en 2005 première femme présidente d'Afrique, avait reçu quelques jours avant le premier tour le prix Nobel de la paix, récompense saluée dans le monde entier mais dénoncée par M. Tubman comme "inacceptable", "non méritée" et "provocante".
Par leur participation massive au premier tour (71,1%) qui s'était déroulé dans le calme, les Libériens ont exprimé leur volonté de vivre désormais en paix et de se concentrer sur le développement de leur pays détruit par la guerre, où une écrasante majorité des 4 millions d'habitants vit dans l'extrême pauvreté.
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