Deux personnes ont été tuées lors d'une attaque à la grenade près d'une église à Garissa, dans l'est du Kenya, ont rapporté dimanche des témoins, qui ont ajouté que trois engins explosifs au total avaient été trouvés, mais deux n'avaient pas explosé.
L'incident, qui vient s'ajouter aux nombreux actes de violences touchant ces dernières semaines le pays et son industrie touristique, a eu lieu samedi vers minuit, ont indiqué des habitants.
"Ils ont attaqué les gens qui vivent dans l'enceinte de l'église", a précisé un membre de la congrégation de l'église pentecôtiste d'Afrique de l'Est."Deux personnes sont mortes et les autres ont été transportées à l'hôpital", a-t-il ajouté.
"Juste avant que les grenades soient lancées des gens ont entendu trois ou quatre personnes crier +Cessez de boire+, mais nous ne buvons pas à l'église", a poursuivi ce membre de la congrégation qui souhaite garder l'anonymat.
"Il y a eu aussi une deuxième grenade lancée contre le garde de l'entrée, mais elle n'a pas explosé et un troisième engin, une bombe, a été trouvé en face de l'entrée du camp militaire dans le centre de la ville.La bombe a été enlevée et désamorcée par les militaires", a-t-il encore déclaré.
Un journaliste venant de Garissa a également donné dimanche son témoignage à l'AFP.
"C'est arrivé près de l'endroit où vit ma mère.La grenade a été lancée dans une petite maison près d'une église et deux personnes ont été tuées", a indiqué le journaliste.
"Les gens ne vont pas se hasarder à sortir pour aller prier le jour de l'Aïd avec tous les policiers sur les lieux", a-t-il estimé, ajoutant que la police faisait des recherches dans la ville depuis la semaine dernière où une mine avait également explosé blessant trois paramilitaires.
"Le gouvernement local dit que les recherches se poursuivent mais n'a encore rien annoncé", a indiqué un habitant de la ville à l'AFP.
Les habitants ont affirmé qu'au moins deux personnes avaient été blessées dans l'explosion et hospitalisées, certains estimaient jusqu'à quatre le nombre de personnes hospitalisées.
Garissa est située à environ 70 km (45 miles) de Dadaab, le grand complexe de camps de réfugiés où une mine, qui n'a pas explosé, a été découverte samedi au passage d'un convoi de l'ONU.
Des bandes armées sévissent dans cette région de l'est du Kenya mais la présence de mines est rare.
La ville est une base militaire et des troupes de l'armée kényane ont été déployées le long de la frontière avec la Somalie depuis le 16 octobre contre les insurgés islamistes shebab liés à Al-Qaïda et que Nairobi rend responsables d'enlèvements d'Occidentaux et d'attaques sur son sol.
Vendredi, l'attaque contre deux touristes suisses, survenant après une série de violences visant des étrangers, a porté un nouveau coup dur à l'industrie touristique du Kenya, destination très prisée des Occidentaux, déjà affectée par les violences post-électorales de 2007-2008.
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