Tanzanie: le chef de l'opposition se rend à la police

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ARUSHA (Tanzanie) (AFP) - (AFP)

Le chef de l'opposition parlementaire tanzanienne, le député Freeman Mbowe s'est rendu mercredi à la police qui le recherchait depuis la veille pour "rassemblement non autorisé", a annoncé son parti.

"Il vient de se rendre à la police" à Arusha, dans le nord, a indiqué à l'AFP Erasto Tumbo, porte-parole du Chadema, le parti dont M. Mbowe est le président.Plusieurs sources policières à Arusha ont confirmé à l'AFP que le parlementaire était en interrogatoire.

"Il nous a déjà prévenu qu'il n'était pas prêt à se soumettre à une procédure de libération sous caution car nous en avons assez.Il préfère aller en prison", a poursuivi le porte-parole du Chadema.

Mbowe et d'autres dirigeants du parti avaient participé lundi après-midi à Arusha à un rassemblement au cours duquel ils avaient demandé le départ du président Jakaya Kikwete et la libération sans condition d'un autre opposant, le député Godbless Lema, qui a également refusé d'être libéré sous caution.

Mardi à l'aube, le secrétaire général du parti et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Wilbrod Slaa, et 26 autres membres du parti restés avec lui toute la nuit sur la place du rassemblement avaient été arrêtés par la police avant d'être remis en liberté sous caution, après leur inculpation pour "rassemblement non autorisé" au delà de 18 heures.

"Il faut mettre fin à ces mouvements d'arrestation visant nos responsables et nos membres.Nous respectons la loi mais la police ne veut pas nous laisser faire nos activités politiques", a protesté M. Tumbo, joint au téléphone à Dar es-Salaam, la capitale économique.

"Nous commençons dès demain ici, à Dar es-Salaam, une série de manifestations pour dire que nous en avons assez.Trop c'est trop", a-t-il ajouté.

Des dirigeants et partisans du Chadema, un parti qui a réussi une spectaculaire percée aux législatives de l'année dernière, font l'objet depuis le début de l'année de poursuites pour rassemblements non autorisés ou manifestations illégales.

Ils clament leur innocence.

Pendant la répression en janvier d'une manifestation du parti à Arusha, la police avait ouvert le feu, tuant deux personnes.

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