JDA du Jeudi 10 Novembre 2011

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RD CONGO : « Vous savez que la majorité de ce pays est avec nous. Vous pouvez me considérer comme le président de la République »Etienne Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social, lors d'un entretien à la chaîne de télévision privée RLTV.Dimanche, dans une interview à la télévision Radio Lisanga TV (RLTV), M. Tshisekedi, avait appelé ses partisans à "casser les portes des prisons" si le gouvernement ne libérait pas dans les "48 heures" des militants arrêtés lors manifestations. Il s'est également proclamé "président de la République".La chaîne RLTV a été suspendue par l'autorité des médias pour une durée de sept jours.Le Pdg de cette chaîne de radio-télévision est avec nous dans ce JDA pour expliquer les circonstances de cette suspension. Si la campagne présidentielle provoque déjà "de très fortes tensions", c'est davantage la période postélectorale qui inquiète les spécialistes du pays. Alors qu'"en Afrique, les élections sont souvent l'occasion de régler des comptes", les soupçons de fraude qui entachent déjà le scrutin font craindre un embrasement. Le Commission électorale nationale indépendante, chargée d'organiser et de valider les élections, est en effet la cible de vives attaques de l'opposition. Certains candidats ont notamment pointé les quelque 7 millions d'électeurs supplémentaires inscrits sur les listes par rapport à celles de 2006, et la présence de nombreux mineurs dans les fichiers électoraux.Aucune candidate à la présidentielle n'a été retenue : situation très curieuse pour un pays comme la RD Congo.INTERVENANTS :_ Christian LUSAKWENO, journaliste, Pdg de la RLTV et de TOP-CONGO_ Youyou MUTUMOSI, membre des « Patriotes congolais »_ Anicet MOBE, chercheur, journaliste, spécialiste de la RDCDans un pays bouleversé par des années de crise et de conflits non résolus, "quels que soient les résultats de l'élection, ils ne seront pas acceptés", affirme un observateur. Selon lui, les perdants "trouveront de toute façon des motifs pour invalider les élections". Pour cet autre observateur, "si les politiques n'appellent pas au calme avant le scrutin et conservent une ligne violente comme on l'a vu jusqu'à présent, les affrontements vont s'intensifier après la proclamation des résultats électoraux, et le risque d'embrasement est réel". A Kinshasa, véritable "poudrière" de plus de 10 millions d'habitants, les difficultés socio-économiques "risquent d'attiser le sentiment d'injustice", affirme un défenseur des droits de l'homme. A moins d'un mois de l'élection, un "fort sentiment d'inquiétude" a gagné la population congolaise, selon lui.La Belgique, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne et l'ONU ont vivement réagi à "l'appel à la violence" de l'opposant et candidat à la présidentielle en RDC, �?tienne Tshisekedi, ainsi qu'aux heurts qui ont suivi.De nouvelles violences préélectorales ont eu lieu mardi en fin de journée en République démocratique du Congo (RDC), à Kinshasa. Un policier a été « agressé » par des militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui ont aussi incendié un véhicule de chantier, selon la police qui a arrêté sept personnes. Une grave recrudescence de la violence qui préoccupe la communauté internationale, à trois semaines de l'élection présidentielle et des législatives du 28 novembre.Dans un communiqué publié mardi soir, la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), qui appuie logistiquement l'organisation du scrutin, a exprimé « sa préoccupation quant au langage utilisé par certains leaders politiques incitant à la violence liée aux élections », et qui sont « des violations directes de la loi électorale congolaise et des normes électorales internationales ».Réactions unanimes« Inquiète » de la tournure prise par les évènements, l'Union européenne dit quant à elle avoir « pris note avec préoccupation des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours appelant au non respect de la loi et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques », selon un communiqué publié Kinshasa. L'UE appelle « encore une fois tous les acteurs politiques en RDC à s'engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous et permettant des élections libres, transparentes et crédibles », ajoute le texte.

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