Les islamistes d'Ennahda ont remporté 89 des 217 sièges de l'Assemblée constituante tunisienne, suivis par le parti de gauche CPR (29 élus) et la "Pétition populaire" (26 sièges), selon les résultats définitifs du scrutin du 23 octobre annoncés officiellement lundi.
Par ailleurs, le taux de participation aux premières élections libres en Tunisie a été de 54,1%, a indiqué la commission électorale (Isie), précisant que 4 millions d'électeurs sur un corps électoral de 7,569 millions s'étaient rendus aux urnes.
Selon les résultats définitifs publiés trois semaines après le scrutin, Ennahda obtient 89 sièges, le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) 29 sièges, la "Pétition populaire" dirigée par Hechmi Haamdi un homme d'affaires tunisien basé à Londres 26 sièges.
Pour l'Isie, les candidats élus sous la bannière de la "Pétition populaire" sont "classés parmi les indépendants", a précisé son président Kamel Jendoubi.
Des scissions sont apparues ces derniers jours parmi les élus de la "Pétition populaire", certains reniant leurs liens avec Hechmi Haamdi.
Ettakatol (centre gauche) obtient 20 élus, le Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche) 16 élus, le Pôle démocratique moderniste (PDM, gauche) 5 élus.
Viennent ensuite l'Initiative (libéral dirigé par Kamel Morjane, ancien ministre de Ben Ali) avec 5 élus, Afek Tounes (libéraux) avec 4 élus, le PCOT (communistes) avec 3 élus, Achab (nationalistes arabes) 2 élus et MDS (centre) 2 élus.Les 16 sièges restants sont départagés entre petits partis et listes indépendantes.
Le président de l'Isie a fait état de "lacunes dues au fait qu'il s'agissait d'une première expérience démocratique et à la complexité du bulletin de vote, notamment pour les votants illettrés".
M. Jendoubi a rendu hommage à la collaboration des autorités en place pour l'organisation d'un scrutin sans incident, remerciant "les forces de sécurité, en particulier l'armée nationale".
"Ce premier scrutin libre a réconcilié les Tunisiens avec les urnes et leur a permis de se montrer en peuple civilisé et prêt à l'excercice de la démocratie", a-t-il ajouté.
Il a recommandé l'institutionnalisation de l'Isie "pour jouer un rôle de garantie de l'alternance au pouvoir" en Tunisie, une demande qui sera soumise à l'Assemblée constituante.
Cette Assemblée constituante se réunira pour la première fois le 22 novembre et aura pour principale mission de rédiger une nouvelle constitution pour le pays, après la chute du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier par un soulèvement populaire.
Elle devra également former un nouvel exécutif et légiférer jusqu'à la tenue d'élections générales.
Ennahda a déjà annoncé la candidature de son numéro deux Hamadi Jebali au poste de Premier ministre, alors que les tractations se poursuivent entre ce parti et le CPR et Ettakatol pour le choix du président de la République et celui de l'Assemblée constituante.
Le président par intérim Fouad Mebazaa et le gouvernement provisoire de Béji Caïd Essebsi, formé un mois un demi après la fuite de Ben Ali, restent en fonction jusqu'à la passation de pouvoir à une nouvelle équipe.
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