Le vice-président de la Commission électorale en République démocratique du Congo (RDC), Jacques Djoli, a évoqué lundi à Bruxelles un possible report de quelques jours des élections, tout en se disant convaincu "à 99,9%" qu'elle pourra avoir lieu le 28 novembre.
"Si nous ne sommes pas prêts, nous allons demander quelques jours (de délai) et organiser les élections le 2 ou le 5 décembre", a déclaré M. Djoli, de passage dans la capitale belge, cité par l'agence Belga.
Le numéro 2 de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a toutefois précisé qu'il était convaincu "à 99,9%" du respect de la date du 28 novembre pour le double scrutin, présidentiel et législatif, en dépit des énormes difficultés logistiques encore à résoudre, selon l'agence de presse belge.
"Tout le matériel (des centaines de tonnes de kits électoraux, d'urnes et de bulletins de vote, NDLR) sera déployé le 25" novembre, a-t-il affirmé, assurant qu'une bonne partie de ce matériel était déjà en cours de déploiement sur l'ensemble de l'immense territoire de la RDC.
Selon ce scénario, les résultats seront compilés le 5 décembre et publiés le 6, jour de la fin du mandat du président sortant Joseph Kabila, candidat à sa propre succession, a ajouté M. Djoli.
Il a toutefois admis qu'il s'agissait d'un "pari énorme".
La tenue de ces élections à la date prévue fait depuis plusieurs semaines l'objet de spéculations en raison de ces problèmes logistiques, mais aussi des violences qui ont marqué la période pré-électorale.
L'ONU a fait part mercredi dernier de ses "vives préoccupations" et averti que ce climat de violences risquait de "mettre en danger le processus démocratique".
La tension n'est toutefois pas retombée depuis.Vendredi, l'opposant Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle, a de nouveau appelé ses partisans à "casser" des prisons pour libérer des militants et à "terroriser" militaires et policiers.
Un précédent appel à la violence lancé le 6 novembre par M. Tshisekedi avait été condamné par la Belgique, l'Union européenne, la France, la Grande-Bretagne et l'ONU, mais aussi par des ONG locales et l'église catholique congolaise.
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